Être négatif au Covid-19, nouveau critère de sélection pour les étudiants en santé

Presse auscultée. En ce début de semaine, les étudiants de médecine de la faculté de Saint-Étienne entament leurs examens. Une note de DFESIP interdit pourtant aux étudiants infectés ou cas contact de se présenter. Une directive qu’ils risquent de ne pas respecter selon les associations. 

Redoubler ou être vecteur de la propagation du Covid-19 ? C’est le choix cornélien qui s’impose aux étudiants de première année de médecine de la faculté de Saint-Étienne. Ce 7 et 8 décembre, ces 600 jeunes étudiants stéphanois débutent leurs examens. Le problème ? Tous ne pourront théoriquement pas le passer. Une note du de la Direction Générale de l’enseignement Supérieur et de l’Insertion Professionnelle (DFESIP) interdit, en effet, aux jeunes dépistés positifs au Covid-19, ou simplement cas contact, d’avoir la chance de s’y présenter. Une directive qui inquiète les associations ADEMS, AT2s, UFR Médecine, FASEE et ANEMF, conscientes que tous ne se plieront pas aux règles pour éviter la terrible sentence d’un redoublement éprouvant. « Les étudiants dans une situation nécessitant un isolement seront face à un dilemme inconcevable à envisager : recommencer une nouvelle année de souffrance en voyant leur année annulée ou venir aux examens sans se signaler comme malade », exposent-elles dans un communiqué commun diffusé ce 5 décembre. Et  Pierre-Adrien Lachaud, un des représentants des étudiants de la faculté de médecine de Saint-Étienne, d’ajouter auprès de France Bleu : « On risque de créer un cluster en fait ! » En juin, le même cas de figure s’était présenté. La faculté avait alors décidé de créer des salles parallèles où ces cas à risque auraient la possibilité de composer.  « Il y en avait quelques-uns et ça s'était bien passé », ajoute Pierre-Adrien Lachaud, auprès de nos confrères. Un dispositif que l’université de Jean Monnet avait décidé de remettre en place avant de recevoir cette fameuse note de la direction générale de l'enseignement supérieur… Pour en savoir plus, c’est par ici
 

Portrait de Julia Neuville

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