En cloque, en claps !!

La grossesse fait son cinéma ! Seul événement pris en charge par les médecins qui ne soit pas une maladie, elle est importante dans l’oeil des réalisateurs qui trouvent dans cette période de la vie de réelles sources d’inspiration…

Burn-out  - Coup de cœur !

9 mois ferme d’A. Dupontel, 2013

 

Ariane (Sandrine Kiberlain, géniale !) est une perfectionniste, juge redoutable pétrie de certitudes – ça aide dans ce boulot – qui ne saurait se laisser aller à la bagatelle, d’autant que les dossiers s’accumulent sur son bureau… Et pourtant, elle se retrouve enceinte dans les conditions les plus improbables (Palme d’or de la conception la plus originale !).

Dupontel a mis de l’eau dans sa vodka pour concevoir ce conte de fées moderne, volontiers plus burlesque que trash. Une thérapie de choc pour troubles de personnalité où les obsessionnels explorent leur côté timbré et les psychopathes

 

Toxicomanie et deuil

Le refuge de F. Ozon, 2009

 

En l’espace de quelques secondes, Mousse apprend qu’elle vient de réchapper d’une overdose, qu’elle est enceinte et que son ami est décédé… Elle choisit alors de vivre et de donner la vie.

Il existe deux « veines » chez Ozon : celle qui provoque et celle, plus délicate, qui suggère plus qu’elle ne démontre. Le Refuge est de celle-ci.

Au risque d’aborder un trop grand nombre de sujets

– la transmission, les origines, la parentalité sous toutes ses formes – et de nous perdre, le film reste d’une bonne tenue, trouve sa force à la fin et est servi par une Isabelle Carré impec, toujours juste, et réellement enceinte durant le tournage.

 

Psychose puerpérale

Rosemary’s baby de R. Polanski, 1968

 

Polanski est un roublard et n’a pas son pareil pour multiplier les niveaux de lecture grâce à la maestria de sa mise en scène et à un sens de l’absurde subtilement instillé.

Ainsi, derrière l’épouvante premier degré de son scénario, on devine aisément les abîmes délirants vers lesquels la pauvre Rosemary est entraînée.

On comprend mieux pourquoi, suite à ce film, Mia Farrow a préféré se consacrer à l’adoption!

 

Dépression post-partum

Un heureux événement de R. Bezançon, 2011

 

Film sympathique, générationnel, qui montre comment ces sacrées hormones peuvent détraquer n’importe quelle femme enceinte, même belle, même quand c’est la sublime Louise Bourgoin, même quand elle est en couple avec le non moins sublime Pio Marmaï.

Véritable catalogue « Ikea » des emmerdes de la vie à 2 puis à 3, ce film ne choisit pas son camp entre humour noir et descente aux enfers et reste terrorisé par son sujet…

 

Cancer

Haut les cœurs ! de S. Anspach, 1999

 

Filmé de façon quasi documentaire, voici le parcours d’Emma, qui décide de garder son enfant malgré un diagnostic de cancer du sein.

Très proche de la réalité médicale d’une grossesse compliquée, ce film est une ode à la médecine et à ses soldats, patients comme médecins, et ne perd jamais de sa pulsion de vie, malgré une progression de plus en plus dure dans la maladie.

À la fois très pudique et d’une intensité émotionnelle rare. Un tour de force ! Et pour

Karin Viard, le rôle de sa vie.

 

Portrait de Guillaume de la Chapelle
article du WUD 13

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