Cuteness du week-end : l'hôpital des nounours

Accueillir des doudous au bloc

À l’occasion des journées porte ouvertes de l’AP-HP qui avaient lieu le week-end dernier, l’hôpital des nounours a recueilli tous les suffrages. Organisé partout en France depuis trois ans, cet hôpital miniature attire petits et grands. La rédaction n’a pas résisté à l’idée d’y faire un tour. 

 

Un peu de douceur dans ce monde de brutes. Dans le Hall du bâtiment Chigot de l’hôpital Trousseau à Paris, l’hôpital des nounours ne désemplit pas. Organisée pour la troisième année consécutive, cette initiative qui sollicite les étudiants en médecine est, comme toujours, l’attraction phare des journées portes ouvertes. Médicament dans une main, peluche dans l’autre, c’est toute une tripotée de bouts de choux qui ont endossés, le temps d’un samedi après-midi, les atours des chirurgiens.

Dans la peau d’un médecin

Masque, blouse, charlotte et gants en latex, les petits chirurgiens sont parés de la tête aux pieds pour opérer leur doudou. Alors que Camille, étudiante en troisième année de médecine à Paris Descartes explique à Daphné comment va se passer l’opération, Sybille sa petite soeur attend calmement qu’on lui octroie une tâche. « Le but, c’est de les laisser faire l’opération avec nous », explique Camille. 

Au stand d’à côté, Lena, six ans, fait une première consultation avec Clémence, elle aussi en troisième année de médecine, pour établir le diagnostic du nounours. Utilisation du stéthoscope et du marteau réflexe, rien n’est oublié lorsqu’il s’agit de sauver un doudou. « Nous avons beaucoup de cas de chutes de balançoires, quelques maux de ventres ou de tête. Le dernier patient était tombé dans une flaque », explique-t-elle, souriante, en écrivant le diagnostic dans le carnet de santé de la peluche. 

Plus loin, c’est au laboratoire que s’effectue le suivi post-opératoire. Lamelles de verre, microscope et prise de sang, rien n’est épargné à l’innocent nounours pour être sûr qu’il n’y a aucune complications suite à l’opération. Un suivi méticuleux qui en impressionne beaucoup. Daphné, une fois l’opération terminée, regarde avec appréhension l’une des étudiantes effectuer la prise de sang sur sa peluche. 

Derrière la pratique, la sensibilisation

Au-delà du plaisir de repartir avec un nounours en bonne santé, la démarche des étudiants est d’établir un premier contact avec les petits patients. « On essaie de les sensibiliser, leur expliquer les différents stands pour qu’ils appréhendent moins le bloc ou qu’ils comprennent que les médicaments de la pharmacie ne sont pas anodins et que ce ne sont pas des bonbons », explique Aissa. « On les familiarise avec le monde hospitalier », ajoute-t-elle. 

Une initiation qui semble porter ses fruits puisque quand on leur demande si l’expérience leur a donné envie de devenir médecin, les enfants répondent massivement oui. Nous voilà rassurés, la relève est là. 

 


Un doudou convalescent. 

Source: 

Johana Hallmann

Portrait de La rédaction

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