Culture pub dans les salles d’attente

Les médecins sont-ils tous des vendus ? L’UFC-Que Choisir offense les médecins libéraux

L’UFC-Que Choisir se lâche. Trop de pubs, disent-ils dans les salles d'attente des médecins généralistes. Les enquêteurs de la revue se sont amusés à fouiller les prospectus de 670 cabinets de médecins générale. Un labeur qui a porté ses fruits, puisque l’équipe a déniché 50% de documents dits commerciaux dans le lot de publications mis à disposition des patients.

Parmi ces publicités mal placées, 20% proviennent de laboratoires pharmaceutiques et 13% de l’industrie agro-alimentaire. Un «  constat préoccupant » selon l’UFC-Que choisir qui pointe du doigt l’emprise des labos sur les médecins. Forte de cette exclu, l’association a appelé la ministre à se saisir de la prochaine loi de Santé Publique pour rectifier cette inquiétante anomalie. Dans l’intérêt du patient, celui de lui apporter une information de qualité vierge d’incitations commerciales. L’article, publié ce mois-ci dans la revue Que Choisir, n’est pas du goût de la CSMF (Confédération des Syndicats Médicaux Français). Qui entrevoit cette démarche comme « intrusive », selon le Quotidien du Médecin

Dans sa salle d’attente, le médecin libéral est « libre d’y diffuser les informations qu’il juge utiles au regard de sa patientèle ». D’autant que ces documents « participent à l’information des patients et, pour certains, relèvent de l’éducation thérapeutique » poursuit la CSMF. Selon l’UFC-Que Choisir, seuls les documents de source institutionnelle devraient pouvoir trôner sur ce lieu dorénavant sanctuarisé : notre salle d’attente. Pour que ce lieu de patience et d'espérance devienne aussi un lieu de liberté. Reste à savoir si la lutte anti-lobbies doive se faire au prix d'une autre liberté : celle de choisir.

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What's up doc - publié par AP 10/01/2014

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