Conférence de rentrée des doyens : du racisme à la réforme des études de médecine

La conférence de rentrée des doyens des facultés de médecine est revenue sur trois sujets principaux : le racisme, l’antisémitisme et le sexisme ; la réforme des études de médecine et la recherche médicale.

Racisme, antisémitisme et sexisme ; réforme des études de médecine ; recherche médicale… Tels sont les sujets principaux qui ont été abordés durant la conférence de rentrée des doyens des facultés de médecine qui s'est déoulée le 26 septembre dernier.
 
Les doyens ont tout d’abord dit « non » à l’omerta et « tolérance zéro » sur les questions de racisme, d’antisémitisme et de sexisme, à l’image de Jean Sibilia, le président de la Conférence des doyens des facultés de médecine, qui a déclaré :
 
« Nous nous sommes saisis de sujets majeurs comme celui de la démographie médicale, de l’environnement, du handicap et de la lutte contre l’intolérance. Nous affirmons la nécessité d’une tolérance zéro contre le sexisme, le racisme et l’antisémitisme, et nous souhaitons que nos étudiants nous tiennent informés s’ils sont victimes ou témoins de tels comportements pour que nous puissions agir ».

Réforme du premier cycle

Deuxième sujet important abordé durant la conférence de rentrée, la réforme du premier cycle des études de médecine dont les objectifs sont les suivants selon les doyens : proposer des modes d’entrée différents dans les études de médecine ; diversifier les profils des étudiants en médecine ; ouvrir les études à de nouveaux sujets (digital, intelligence artificielle, etc.) ; renforcer la vision éthique et déontologique des médecins ; améliorer le bien-être des étudiants en favorisant leur réussite universitaire pour leur permettre d’accéder à des métiers du soin ou à de nouveaux métiers. L'avenir s'annonce prometteur !
 
Cette réforme va également proposer un panel de parcours diversifiés dans les études de médecine, a déclaré le Pr Jean Sibilia qui entrevoit deux grandes voies pour entrer dans les études de médecine dans un futur proche. La première voie comportera « un tronc principal d’enseignements de santé, complété par des enseignements (« mineures ») d’autres disciplines (droit, histoire, etc.), ce qui va enrichir la culture de nos étudiants ».
 
La seconde voie permettra « d’entrer à l’université par une licence disciplinaire en Droit, en mathématiques ou en physique, mais enrichie d’enseignements en Santé (mineure santé) », a estimé le Pr Jean Sibilia.

Vers un système ouvert et diversifié

Cette réforme permettra donc de passer d’un système unique, avec un numerus clausus et une unique voie de réussite (Paces), « à un système ouvert et diversifié qui donnera une véritable marge de manœuvre aux universités ». À condition d’avoir « les moyens nécessaires pour garantir la réussite de cette réforme », ont nuancé les doyens.
 
Enfin, ces derniers se sont penchés sur la question de la recherche médicale qui est potentiellement « sur le déclin » en France. Si les doyens considèrent que la discussion de la loi de programmation pour la recherche est une transformation majeure des modes de financement de la recherche dans notre pays, ils ont exprimé leur « préoccupation de ne pas voir affirmé de façon suffisamment claire le soutien à la recherche médicale qui est un des fers de lance de la médecine française ».

Portrait de Julien Moschetti

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