Combien ca gagne ?

Et voici la question tabou à 1000$. Doit-on s'attendre à être payé pour bosser en humanitaire ou faire simplement oeuvre de charité ?

Tout dépend en fait de la destination, de la durée et de l’organisation d’une mission humanitaire. Pour une courte césure avec une petite ONG, l’habitude est plutôt au don de soi, de son temps et de son argent. Dans les grandes structures par contre, on s’adapte au monde réel, pour éviter ce qui est arrivé aux humanitaires partis au cours des décennies 80-90 : des années de cotisation retraite perdues ! Pour Marc Ferrier, DRH chez MSF : « Sur le terrain nous avons besoin de professionnalisation et développons de plus en plus une médecine et une chirurgie de pointe. Donc il faut suivre, et proposer des solutions pour fidéliser ceux qui ont une expérience avec nous. Bien entendu, on sait qu’on ne s’enrichit pas, et le don de soi reste la règle, mais il faut rendre les missions compatibles avec la vie laissée en France. »

Aussi MSF propose un statut de « volontaire » (1 an cumulé), dédommagé par une indemnité mensuelle nette de 1 013 € non imposable mais sans cotisation chômage, une couverture médicale et une cotisation à la caisse de retraite des Français de l’étranger et assume les frais sur place. Après 1 an, le volontaire peut passer salarié et effectuer des missions en CDD. La rémunération augmente avec les compétences et les responsabilités, il faut espérer entre 1 400 et 3 000 € bruts par mois pour un coordinateur. Et pour les d.parts en famille, il est possible de bénéficier sur place d’une offre de logement ind.pendant et d’aide à a garde des enfants! 

Et pour après ? Marguerite Chevreul, coach en RH hez Taldev, explique que les ONG accompagnent de plus en plus la réinsertion de ceux qui sont partis longtemps, par des formations financées et du coaching personnalisé de recherche d’emploi.
Portrait de La rédaction
article du WUD 20

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