CHU de Strasbourg : Sur le pont !

Malgré sa situation de première ligne et la dûreté de l'année 2020, le CHU de Strasbourg se maintient dans le classement, gagnant une place pour finir 8ème ! Et ose même les maladies infectieuses en premier choix de Spé ! Le fruit de très bonne combinaison encadrement/qualité de vie. 

« Nous avons pris la foudre mais gardé un très bon encadrement assuré par les seniors du service, bénéficié de cours à distance, de podcasts à regarder, le tout très régulièrement, même en pleine crise ». Mathieu Werner, en 5e semestre de réanimation, nous confirme ici la rigueur alsacienne, rempart à la déferlante qui s’est abattue aux premiers temps de l’épidémie sur la région Grand-Est : « Nous étions en première ligne, sans recul, et nous sommes pris tout dans la figure. C’était psychologiquement éprouvant. En prévention, l’hôpital et les internes ont mis en place une plateforme Covipsy pour accompagner les professionnels de santé, qui a très bien fonctionné. »

« C’est une petite région mais dotée d’un gros bassin de vie, souligne le professeur Philippe Deruelle, gynécologue obstétricien, vice-doyen en devenir, en charge du 3e cycle. Elle jouit d’une certaine richesse, avec des infrastructures intéressantes où la démographie médicale est moins catastrophique qu’ailleurs ; ce qui nous confère la capacité d’encadrer les internes, quel que soit le lieu de stage. »

Coeur d'Europe 

Strasbourgeois de naissance, Mathieu a choisi sa ville avant sa spécialité, il en vante les charmes : sa taille humaine mais tous les attraits d’une grande, belle et très européenne métropole, la Suisse pour le ski, le tram pour l’Allemagne… et « le bon vieux temps » : une super semaine d’intégration permettant à la nouvelle promo (300 environ par an) de découvrir la capitale alsacienne, les fêtes, l’afterwork, les soirées œnologiques et les colocations entre internes. Huberth Werth, en 3e semestre de gynéco, a fait le choix de cette fac « pour l’excellence de sa réputation » dans sa discipline et a quitté Paris, où il aurait pu rester. Sans regret ! « Nous disposons de 4 périphéries facilement accessibles grâce à un réseau de transports ultra efficace qui permet d’être basé à Strasbourg pendant tout l’internat », ajoute ce président du Syndicat autonome des internes d’Alsace – on peut retrouver sa présentation de la ville et du CHU sur la chaîne YouTube de l’Isni. 

Soulignant à son tour la bonne communication entre les internes, la fac et la Direction des Affaires médicales, Philippe Deruelle observe cependant le moral en berne de certains internes, corrélé à leur monoactivité Covid depuis un an. « Ils n’ont pas signé pour ça ! » déplore le professeur, qui convient qu’en concentrant ses forces sur cette activité, on donne moins aux internes « l’occasion d’intégrer des pathologies plus complexes et moins fréquentes ». Pas totalement dégoûtés, les petits nouveaux ont plébiscité les maladies infectieuses et tropicales, en tête du classement à Strasbourg cette année. La réputation élogieuse du chef de service, Yves Hansmann, très médiatisé pendant la crise, n’y est sans doute pas étrangère…

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