À Dijon, des prises en charge plus longues en région

Fiers d’être Bourguignons

« Le grand intérêt du CHU de Dijon, c'est sa dimension humaine qui permet aux gens de se connaître, avec des services d’excellence et une ambiance agréable », estime Marine Jacquier, interne en 6esemestre de médecine interne, actuellement en DESC de réanimation médicale. Elle souligne néanmoins que la difficulté de la formation tient à la taille étendue du territoire, un constat également établi par Dimitri Perrin, interne de médecine générale en dernier semestre et Bourguignon convaincu : « Notre grande région n’est pas forcément très bien desservie en transports : pas de TGV à Auxerre, ni TGV ni autoroute à Nevers située à 2h30 du CHU, sachant que ce sont deux des centres les plus importants de la région… La Saône-et-Loire s’en sort bien avec une densité plus importante et des CH plus rapprochés. Je pense d’ailleurs que les stages les plus intéressants ne sont pas forcément ceux qui sont les plus proches du CHU. » Le caractère rural de la région présente pour sa spécialité certains atouts : « Du fait de la raréfaction des consultations de spécialistes et de l’éloignement d’un grand centre, nous sommes amenés à faire des prises en charge plus longues et plus complètes. » Le futur généraliste se dit assez critique quant au système hospitalier public « À Dijon comme ailleurs, très peu de spécialités respectent les conditions de travail et le temps de travail de l’interne. Le débat sur la qualité de vie au travail est général et commence dès l’internat ». Mais comme Marine Jacquier, il apprécie la solidarité entre internes et la douceur de vivre bourguignonne : « Et puis on est sûrs de toujours boire du bon vin, rappelle Marine. Notamment lors des soirées de l’association ! »


Le Cosmos et le Trinidad,
deux bars qui accueillent souvent les internes. 

Le magazine What’s Up Doc est édité par l’agence Planète Med.