Waouh ! Un hôpital mobile, par dirigeable, pour l'accès aux soins dans des lieux isolés

Des dirigeables pour déposer des hôpitaux

Un dispensaire venu du ciel : la jeune entreprise française Flying Whales et plusieurs partenaires planchent sur un projet d'hôpital mobile convoyé par dirigeable destiné à faciliter l'accès aux soins à des populations retirées.

La start-up, qui développe un dirigeable conçu pour transporter des charges lourdes et volumineuses dans des zones difficiles d'accès, a noué un partenariat notamment avec le cabinet d'ingénierie Ingérop et Siemens Smart Infrastructure pour mettre au point cet hôpital mobile, selon un communiqué de Flying Whales.

Il s'agit de concevoir un hôpital d'un seul tenant de 90 mètres de long pour pouvoir être transporté dans la soute du dirigeable, qui sera ensuite déposé par des treuils.

"La seule condition pour que cet hôpital fonctionne, c'est d'avoir une surface plane sur laquelle il puisse reposer", "d’une taille pas très loin de celle d'un terrain de foot", a affirmé mercredi à l'AFP François Dupire, directeur du pôle Public, Santé, Industrie chez Ingérop.

Les études des deux prochaines années portent sur la "prédéfinition" du futur hôpital et les arbitrages à effectuer.

"On imagine que dans les endroits où on va le déposer, peut-être y aura-t-il un point d'eau et de l'électricité mais il faut pouvoir garantir un fonctionnement en autonomie minimale et embarquer une réserve d'eau, un groupe électrogène", explique-t-il.

"On déplace un mini-hôpital, un dispensaire pour le déposer pendant quelques jours, quelques semaines dans un endroit retiré et éloigné des conditions habituelles d'accès à ces équipements", détaille-t-il. D'autres probables versions seront davantage "orientées vers du soin et de la chirurgie".

Le dirigeable développé par Flying Whales ("Baleines volantes") qui le transportera, doit pour sa part effectuer son premier vol en 2024. Cette péniche du ciel moderne de 200 mètres de long et 50 mètres de diamètre sera remplie d'hélium non pressurisé, un gaz inerte. Sa propulsion sera hybride électrique.

Là où un avion doit se poser au sol pour décharger, le dirigeable se déplacera sur plusieurs centaines de kilomètres et n'aura qu'à se mettre en vol stationnaire, se passant donc d'empreinte au sol, pour décharger sa cargaison, qu'il s'agisse de grumes de bois, de pâles d'éoliennes, de pylônes électriques ou de conteneurs.

Avec AFP

Portrait de La rédac'

Vous aimerez aussi

De la chirurgie sans points de suture interne, avec à la clef une meilleure récupération pour les patients : c'est le défi que s'est lancé Tissium,...

Sur les 10 millions d’arthrosés, près de 2 millions sont concernés par l’arthrose du pouce. La prothèse du pouce, permet de soulager de manière...

Plus de femmes DG de Biotech

A quand des laboratoires de taille mondiale dirigés par des femmes ? Si les chercheuses sont nombreuses dans le secteur de la santé, la route reste...

Le gros dossier

 

Le magazine What’s Up Doc est édité par l’agence Planète Med.