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Les faits, rapportés par le quotidien milanais Corriere della Sera, remontent entre février 2023 et octobre 2024. Le médecin badgeait le matin, puis s’absentait régulièrement, avant de revenir à l’hôpital le soir pour attester de la fin de son service.
Les investigations ont mis en évidence des « écarts répétés » entre les horaires pointés par le médecin et son temps de travail réel. Au total, il lui est reproché 24 absences, pour un total de près de 50 heures, selon le jugement de la Cour des comptes.
Sur les 23 000 euros qu’il doit verser, à l’agence de santé locale (ASL) - un équivalent plus local des ARS françaises - à 20 000 correspondent à un dédommagement pour « atteinte à l’image », en raison de la résonance médiatique de l’affaire.
Des cours d'allemand nécessaires
La défense a tenté d’assimiler son retour pour pointage à une preuve de « bonne foi », ce que la Cour a rejeté, estimant que celui-ci n’était motivé que par le fait de « dissimuler son départ indu ».
Concernant d’autres absences, le médecin a expliqué les avoir consacrées à l’étude de l’allemand, en raison de l’obligation d’obtenir un certificat de bilinguisme (niveau C1), nécessaire à sa pratique professionnelle à proximité de la frontière autrichienne.
Selon lui, cette autorisation lui aurait été accordée par sa supérieure, y compris pendant son temps de travail, lorsque le service où il exerçait était fermé au public. Il a aussi affirmé avoir suivi des cours en visioconférence depuis son domicile, afin de bénéficier d’une meilleure connexion internet.
Mais les juges estiment que cette version ne repose sur aucun élément concret : le certificat de fréquentation du cours en ligne concerne d’autres journées, et les absences se sont poursuivies plus d’un mois après l’obtention du diplôme, rapporte le quotidien.
La Cour a au contraire jugé que le médecin s’est consacré à d’autres activités pendant ses absences : « notamment accompagner ses enfants de l’école à la maison ou chez le coiffeur, se rendre dans des établissements publics avec son épouse, ou s’occuper des déchets ménagers ».
Le médecin, entre-temps licencié par l'hôpital, fait également l’objet d’une procédure pénale.
Source:
Corriera della Sera
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