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Le procureur général Ken Paxton « réclame plus d'un million de dollars de dommages et intérêts » au laboratoire pharmaceutique français pour avoir mis en place un « système illégal » consistant à proposer aux professionnels de santé « des services infirmiers et un soutien au remboursement », dans le but d'influencer le choix des médicaments prescrits, selon le communiqué.
Certains médicaments de Sanofi étant utilisés pour traiter des maladies chroniques, ce mécanisme a permis au groupe « de s'assurer des sources de revenus pendant des années, même si les médicaments prescrits n'étaient pas la meilleure option pour les patients », ajoute le communiqué.
La requête a été déposée le 13 février devant le tribunal du comté de Travis, au Texas.
Sanofi dément
Interrogé vendredi par l'AFP, Sanofi estime que « la plainte dans cette affaire tente de dénaturer des programmes légitimes de soutien aux patients, notamment des services d'accompagnement infirmier et d'aide au remboursement ».
« Ces services sont conçus pour être conformes aux lois fédérales et étatiques applicables et visent à accompagner les patients, et non à influencer les décisions de prescription », a ajouté le géant pharmaceutique qui entend « défendre vigoureusement ses intérêts dans ce litige ».
« La qualité des soins de santé prodigués aux Texans ne devrait jamais être déterminée par la corruption des grandes entreprises pharmaceutiques », a déclaré le procureur général Ken Paxton, soulignant que « Sanofi enfreint la loi du Texas qui interdit le type de système de pots-de-vin dans lequel le groupe est activement impliqué ».
Avec AFP
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