Recyclage de la première année des études de santé !

La première année des études de santé doit prochainement évoluer. Le nouveau projet de loi vise à mettre en place une expérimentation d’une durée de six ans. Le député Olivier Véran (PS) est rapporteur de ce texte de loi et nous en décrit les tenant et aboutissants.

"Les premiers bilans disponibles montrent que la mise en place de la première année commune aux études de santé (PACES) n’a pas permis de rendre cette année d’études réellement formatrice et de remédier au taux d’échec massif aux épreuves de sélection organisées à son issue". Concernant la sélection avant l’entrée dans la PACES, Olivier Véran "estime que la sélection est une fausse réponse à un vrai problème. Seule l’information, l’accompagnement et la responsabilisation des étudiants est à même de garantir le succès de la majorité et une augmentation générale du niveau d’études"

Le premier volet de l’article 22 prévoit la possibilité d’une orientation des étudiants de première année à l’issue d’une période de huit semaines ; une période très courte pour les étudiants qui devront faire leurs preuves ! L’université devra s’engager à reclasser ces étudiants dans d’autres filières en cas d’échec. Les étudiants ne seront pas exclus du système pour autant et pourront poursuivre leur cursus même si leur probabilité de réussite est faible. Il est cependant très probable que la plupart des étudiants préféreront s’acharner dans la PACES plutôt que de se réorienter avant d’avoir complètement échoué (la plupart des étudiants signent pour une 2epremière année).

Le deuxième objectif de ce projet de loi est de diversifier le profil des futurs professionnels de santé. Pour ce faire, il est prévu l’ouverture de passerelles permettant d’intégrer des études de santé sans être passé par la PACES.

"Les sciences humaines et sociales, ainsi que les questions de santé publique, paraissent tout aussi utiles à la formation de bons praticiens. La réforme des épreuves de sélection ainsi que le développement de passerelles plus ouvertes permettant à des étudiants de différents horizons d’intégrer des études de santé, doivent permettre de répondre aux futurs besoins de santé de la population".

Bref : une sélection des étudiants qui risque de ne pas beaucoup changer; Cependant un changement d’orientation de notre formation : pas uniquement centrée sur les aspects scientifique mais aussi sur un développement de l’aspect relationnel de notre métier. Il est vrai que certains d’entre nous gagneraient à être plus humains !

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