Pollution de l’air : Une embellie due à la pandémie, mais pas une accalmie

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Malgré l’amélioration globale de la qualité de l’air dans le monde en raison de la Covid-19, la plupart des pays ne respecte toujours pas les normes fixées par l’OMS.

Pollution de l’air : Une embellie due à la pandémie, mais pas une accalmie

Peut mieux faire. D’après un rapport publié ce 16 mars par IQAir et Greenpeace, les trois-quarts des pays du monde ont subi une pollution excessive en 2020. Cela, malgré une baisse remarquée des activités polluantes en raison des restrictions sanitaires qui ont permis une amélioration temporaire de la qualité de l’air.

En tout, 84 % des pays passés à la loupe  auraient vu leurs taux de pollution de l’air aux particules fines PM2,5 diminuer.  La situation demeure pour autant préoccupante car seuls 24 d’entre eux respecteraient les normes fixées par l’Organisation Mondiale de Santé.

Pour rappel, la taille de ces particules polluantes n’excède pas 2,5 micromètres - soit pas plus qu’un trentième de cheveu humain. Une caractéristique qui leur permettraient de s’inviter dans le système sanguin via les poumons, causant asthme, maladies cardiaques ou encore cancers des poumons. Selon l’OMS, cette pollution serait d’ailleurs responsable de 7 millions de morts prématurées par an.

D’après la chercheuse Lauri Myllyvirta du Centre de recherches sur l’énergie et l’air (CREA), les embellies constatées auraient cependant déjà permis « d’éviter des dizaine de milliers de décès ». Pour autant, nombreuses sont les populations qui font face à ce risque quotidiennement. « En 2020, toutes les villes indiennes ont observé des améliorations de la qualité de l’air par rapport à 2018, tandis que 63 % ont observé des améliorations par rapport à 2019 », souligne notamment le rapport qui précise que 22 villes indiennes continuent de figurer dans le Top 30 des villes les plus polluées au monde.

« Alors que de nombreuses villes ont enregistré des améliorations temporaires de la qualité de l’air en raison des confinement, l’impact sur la santé de la combustion de combustibles fossiles est resté grave », a souligné Avinash Chanchal, responsable de la campagne pour le climat pour Greenpeace Inde.

Des résultats inquiétants qui alertent en effet sur la nécessité de poursuivre la voie empruntée par accident. Pas sûr cependant que les autorités des pays l’entendent toutes de la même oreille…

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