C’était une belle journée d’hiver, fraîche, mais ensoleillée à souhait.
A bord du véhicule de service, je faisais retour à mon domicile pour la pause méridienne lorsque, j’aperçu un homme, sinon d’un certain âge, en tous cas d’un âge certain, qui semblait en difficulté dans le centre-ville. Ça n’avait pas l’air d’inquiéter grand monde à cette heure d’affluence, mais je décidais d’aller y regarder de plus près.
L’homme s’appuyait aux vitrines des magasins et se déplaçait à petits pas latéralement, tel un crabe... ce qui m’a bien sûr paru suspect puisque nous étions à marée basse, et qui plus est en Dordogne !
Il était à ce point voûté qu’on eût dit qu’il voulait que je le crusse tassé.
Je tentais donc de lui serrer la pince, mais l’homme qui s’était immobilisé, semblait ne pas pouvoir se détacher de la vitrine contre laquelle il se tenait appuyé, cette fois comme une moule intempérante à son rocher Suchard... manifestement, pas un amoureux de l’amer !
Je remarquais de suite que son élocution était difficilement compréhensible, ce qui, cumulé à son équilibre précaire me confortait un peu plus dans ma première hypothèse : un problème neurologique... peut-être un accident vasculaire cérébral (AVC) ?
Si la truffe du Périgord faisait depuis toujours la fierté de notre belle région, il en était une autre, moins connue mais d’une efficacité remarquable (la mienne), pour renifler une haleine éthylique à plus de 12 km à la ronde ! Et là mes amis, il ne faisait aucun doute que notre octogénaire n’était pas victime de libations.
Je résumais un rapide examen sémiologique avant d’appeler le 15 :
L’instabilité de la station debout était manifeste.
La dysarthrie (difficulté d’élocution) m’était en revanche plus difficile à apprécier, ne connaissant pas sa manière habituelle de s’exprimer. Lire la suite ici.
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