L’Institut du cancer Sainte-Catherine expérimente un distributeur de médicament connecté

Un distributeur de médicament connecté va être expérimenté par l’Institut du Cancer Sainte-Catherine d’Avignon. Objectifs : sécuriser le conditionnement des médicaments et assurer en temps réel la juste dispensation de la dose de médicament prescrite.

L’Institut du cancer Sainte-Catherine d’Avignon va expérimenter un distributeur de médicament connecté « qui modernise et sécurise le conditionnement des médicaments, qui assure en temps réel la juste dispensation de la dose de médicament prescrite et qui connecte 24/7 le patient avec les professionnels de santé qui assurent son suivi et sa sécurisation », précise un communiqué daté du 31 août.
 
Cette solution intégrée (Thess) est le fruit de cinq années de recherche des équipes de La Valériane et de SGH-Healthcaring (leaders français de la plasturgie pharmaceutique), en étroite collaboration avec les équipes de pharmacie clinique et de soins de l’Institut Paoli-Calmettes et l’Institut Sainte-Catherine. Ces derniers seront donc les deux premiers établissements français de la cancérologie qui pourront proposer Thess à leurs patients.
 
Le projet répond aux problématiques suivantes. Tout d’abord, la délivrance des médicaments en boîte, blisters ou piluliers à casiers « tuent directement ou indirectement des centaines de milliers de personnes tous les ans » car ceux-ci sont « sources d’erreurs de dispensation dans 57% des cas », précise l’Institut du Cancer Sainte-Catherine. Et d’ajouter que 10% des complications graves qu’ils génèrent conduisent au décès, soit 10 000 décès/an pour la France.

Lutter contre le gaspillage

Il s’agissait aussi de lutter contre le gaspillage. En effet, selon l’Institut international de recherche anti-contrefaçon des médicaments (IRACM), un médicament sur deux est non utilisé. Ce qui représente plusieurs centaines de milliards de dollars sur un marché mondial de 1400 milliards de dollars par an. Sans compter les contrefaçons de médicaments qui, sans conditionnement sécurisé, représentent aujourd’hui 200 milliards de dollars. « Un marché plus lucratif que celui de la drogue », affirme le communiqué.
 
Concrètement, « nous allons pouvoir proposer aux patients en traitement à domicile des capsules sécurisant le conditionnement des médicaments à partir d’une gestion électronique et un distributeur de médicament connecté, intelligent, discret et mobile », s’enthousiasme Roland Sicard, le président de l’Institut du Cancer Sainte-Catherine d’Avignon.
 
Cet ensemble communique en temps réel et échange avec les logiciels de télémédecine et de télésurveillance pour sécuriser 24/7 le patient et ajuster les doses prescrites ou les combinaisons de médicaments à prendre selon l’état du patient durant son traitement.
 
Aux États-Unis et récemment à l’Institut Gustave Roussy, les études cliniques menées sur ce type d’organisation des soins et de sécurisation des traitements à domicile « ont démontré leurs impacts positifs sur l’efficacité du traitement, sur la réduction des hospitalisations pour complications et sur la qualité de vie du patient », conclut le communiqué.
 

Portrait de La rédaction

Vous aimerez aussi

L'Académie francophone de télémédecine et de e-santé a remis vendredi 5 décembre le premier "grand prix mondial de télémédecine" à la société...
Six mois après l’entrée en vigueur du remboursement de la télémédecine, l’Assurance maladie dresse un premier bilan plus que prometteur.  
Le SML est satisfait de la prolongation de la prise en charge à 100 % des téléconsultations jusqu’à la fin de l’année​ et souhaite désormais que le...

Le gros dossier

 

Le magazine What’s Up Doc est édité par l’agence Planète Med.