L’homosexualité, selon vous docteur : une maladie ?

L’homosexualité a été considérée comme une maladie mentale jusqu’en 1987. Cela paraît fou, pourtant ce n’est pas très vieux !!!

La question se précise avec le Diagnostic and Statistic Manuel (DSM), classification des maladies mentales éditée par l’American Psychiatric Association (APA) depuis 1952. L’homosexualité y figure comme une pathologie psy au même titre que les perversités (actuelles paraphilies, allant du transvestisme à la pédophilie). Bonjour l’amalgame et merci l’APA !

En 73, sous la pression des associations, l’APA retire l’homosexualité du DSM-II.
Mais en 1980, la revoilà dans le DSM-III : on distingue l’homosexualité vécue et assumée de l’homosexualité égodystonique, non assumée donc patho !
Et le paralogisme schizophrénique, ça vous parle ? !

Elle sera retirée en 1987 du DSM-III R (R pour Révisé). Restera tout de même dans le DSM-III R comme le DSM-IV (1994) le « trouble sexuel non spécifié » : « Détresse marquée et persistante au sujet de son orientation sexuelle ».
Donc Vincent Mac Doom va bien mais celui qui n’ose évoquer son orientation sexuelle, pas sûr ! À méditer…

Et côté justice, le délit d’homosexualité ne disparaît du Code pénal qu’en 1986. Il faut attendre le traité européen d’Amsterdam en 1997 pour que soit affirmé : « Nul ne doit être victime de discrimination en raison de son orientation sexuelle ».

Si les Codes ne font plus des homos des malades et délinquants, le débat sur le mariage pour tous ravive des discours peu enclins à la même modernité…

Portrait de La rédaction
article du WUD 6

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