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Malgré plusieurs tentatives de dialogue avec l'Assurance-maladie, les médecins remplaçants se voient exclus de la nouvelle convention médicale, approuvée le 20 juin 2024. Cette décision, jugée « pénalisante » par le syndicat ReAGJIR, a conduit à la soumission d'un recours gracieux auprès de la ministre de la Santé, Catherine Vautrin. Le Dr Raphaël Dachicourt, président de ReAGJIR, exprime son mécontentement dans un communiqué : « Après deux ans de négociations avec l’Assurance-maladie ayant systématiquement ignoré la voix des médecins remplaçants, ce recours est pour ReAGJIR la seule option restante pour obtenir une réponse argumentée du ministère concernant la mise à l’écart de ces professionnels en exercice, représentant près de 10 % des médecins. »
Des revendications claires et précises
Depuis 2016, ReAGJIR milite pour l'inclusion des remplaçants dans le cadre conventionnel. Le syndicat demande notamment l'accès à des rémunérations forfaitaires et à des aides financières pour maternité et paternité, ainsi que la création d'un espace Amelipro dédié. Ces revendications visent à corriger les inégalités de traitement par rapport aux médecins installés.
Face à l'absence de réponse, ReAGJIR emploiera les grands moyens. « En l’absence de réponse, ReAGJIR se réserve le droit de saisir le Conseil d’État afin d’obtenir une réponse juridiquement valable sur la discrimination conventionnelle actuelle entre médecin remplaçant et installé ».
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