Les Français plébiscitent le DMP

Cinq millions de Français ont ouvert un Dossier Médical Partagé (DMP), dont l’appli offre de nouvelles fonctionnalités.
 
 

« La barre des 5 millions de Dossiers Médicaux Partagés (DMP) a été franchie ! », exulte l’assurance maladie dans un communiqué de presse daté du 16 avril. Les chiffres sont en effet très encourageants, car le cap symbolique des 3 millions avait été franchi en décembre 2018.
 
L’assurance maladie en profite pour rappeler que « le DMP peut améliorer la coordination des soins et fournir au patient une meilleure connaissance de sa propre histoire médicale, facilitant ainsi son adhésion aux soins qui lui sont prodigués. »
 
En plus de l’historique des soins versé par l’assurance maladie (57,3 millions de documents), les DMP contiennent de nombreuses informations : près de 6,5 millions de documents ont été ajoutés, dont 54 % par les établissements de santé, 30 % par les patients eux-mêmes, 14 % par les professionnels de santé libéraux et 2 % par les centres de santé.

Enfin, à ce jour, 19 centres hospitaliers universitaires sur 32 alimentent automatiquement des DMP (avec les comptes rendus d’hospitalisation, les lettres de sortie, etc.), selon l’assurance maladie.

Diverses voies d’ouverture aux patients 

Pour convertir rapidement de nombreux Français au DMP, l’assurance maladie a facilité sa création en proposant plusieurs voies d’ouverture aux patients : 31 % des patients ont préféré être conseillés par un pharmacien en officine, 32 % par un agent de l’assurance maladie (accueil de la CPAM, de la MSA, etc.), 19 % l’ont ouvert eux-mêmes sur Internet et 18 % ont profité d’une consultation auprès d’un professionnel de santé.
 
Quant aux personnes ayant des difficultés à se déplacer, elles pourront se tourner vers les infirmiers qui seront rémunérés 1 euro par DMP dès 2020.
 
L’assurance maladie conseille également d’ajouter dans son DMP des informations clés utiles, notamment en cas d’urgence (groupe sanguin, allergies, personnes à prévenir, etc..). Pour cela, il suffit de se rendre sur l’appli DMP et de cliquer sur « Ajouter un document », puis sur « Archiver ».
 
Enfin, le DMP sera enrichi fin avril d’une rubrique pour y déposer ses directives anticipées : celles-ci permettent de faire connaître ses volontés sur sa fin de vie (mise sous respiration artificielle, arrêt de la réanimation, etc.). Les médecins pourront ainsi prendre les décisions conformes aux souhaits des patients, « si les circonstances venaient à s’empêcher de s’exprimer, précise l’assurance maladie. Cela peut épargner des situations difficiles pour ses proches. »
 

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