"Drogué(e) malgré toi", dit l'une de ces affiches, lettres blanches sur fond orange, qui seront distribuées dans les discothèques et bars de nuit partenaires de l'Union des métiers et industries de l'hôtellerie (UMIH).
Les posters mentionnent la possibilité pour les victimes d'échanges "individualisés" et anonymisés "avec un gendarme ou un policier spécialement formé".
Un QR code permet en effet, une fois scanné, d'accéder à un tchat en ligne gratuit et ouvert 24h/24 et 7j/7.
Trente-deux policiers et 33 gendarmes spécialement formés sont "exclusivement dédiés à la plateforme" arretonslesviolences, indique le ministère. Ils sont basés respectivement à Guyancourt (Yvelines) et Rennes.
"L'usage de la ‘drogue du violeur’ constitue désormais une circonstance aggravante en matière de viol et d'agressions sexuelles", souligne le ministère dans un communiqué.
Le GHB est normalement prescrit comme anesthésique
Et de rappeler que pour un viol commis dans cette circonstance, la peine a été portée à vingt ans de réclusion criminelle.
Cette campagne s'inscrit dans celle plus large de lutte contre les violences sexistes et sexuelles.
Le ministère précise qu'actuellement 404 intervenants sociaux sont répartis sur le territoire en commissariat pour aider les victimes.
Le GHB (gamma-hydroxybutyrate de sodium) est normalement prescrit comme anesthésique et dans le traitement de la narcolepsie. Il est classé comme stupéfiant en France depuis 2001.
Si son utilisation à des fins récréatives est fréquente, cette substance est beaucoup plus rarement utilisée à des fins criminelles dans le cadre de tentatives de soumission chimique, selon l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies.
Avec AFP
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