L'établissement "continue à vivre les effets de la crise, les conséquences de la pandémie", a souligné ce matin son président François Toujas, lors d'une conférence de presse organisée pour la journée mondiale des donneurs de sang.
Annulations de collectes en entreprises et en universités, plus faible mobilisation des donneurs, difficultés de recrutement de personnel médical : la crise sanitaire a considérablement affecté la collecte de sang.
"Aucun patient n'a manqué de poche de sang sur la période, mais cela a parfois été très tendu", a rappelé Hervé Meinard, directeur de la collecte, avec des périodes de stock "au plus bas", comme en février.
L’EFS a aussi annoncé un plan plasma
A l'approche de l'été, l'EFS voudrait "augmenter de 30 000" les poches de sang, pour approcher les 110 000 poches en stock, afin d'aborder la période estivale "dans des conditions moins difficiles", même si des collectes seront organisées sur les lieux de vacances des Français.
L'EFS a par ailleurs annoncé préparer un "plan plasma" afin d'accroître ses capacités d'approvisionnement au laboratoire français des biotechnologies, qui fabrique des médicaments dérivés du sang ou du plasma.
L'EFS se fixe un objectif "ambitieux" : augmenter les prélèvements de 500 000 litres sur cinq ans.
"Nous voulons mieux prendre en charge les patients, défendre notre modèle éthique et améliorer notre souveraineté sanitaire", a expliqué Cathy Bliem, directrice générale de la chaîne transfusionnelle, thérapies et développement.
"Cela va nécessiter des investissements importants et un fort soutien de l'Etat", a-t-elle ajouté.
Avec AFP
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