La variole du singe en passe de remplacer la COVID ?

Santé Publique France a publié hier soir son point épidémiologique hebdomadaire sur l’épidémie de coronavirus. La situation s’améliore quant à la Covid-19. Nous pourrions presque préparer avec sérénité les beaux jours si les cas de varioles du singe n’avaient pas fait leur apparition en Europe.  Doit-on craindre une nouvelle épidémie ?  

Commençons par parler de la Covid-19 :

Le taux d’incidence, de dépistage, de positivité et d’hospitalisation est toujours en baisse dans toutes les régions.

Côté Outre-mer la situation épidémiologique s’améliore enfin à la Réunion. En Guadeloupe elle se stabilise. Par contre en Martinique les indicateurs virologiques repassent à des niveaux très élevés.

Pas de surprise Omicron est toujours en tête d’affiche !

Cependant selon la direction générale de la santé la variole du singe a fait son entrée en Ile-de-France. Il s’agit d’un homme de 29 ans sans antécédent de voyage dans un pays où circule le virus, ont précisé les autorités sanitaires. Dès la suspicion de son infection, cette personne a été prise en charge et en l’absence de gravité, est isolée à son domicile.

Cette maladie rare, originaire d’Afrique a été détectée en Europe et en Amérique du Nord.

Lundi, l'OMS avait indiqué s'intéresser de près au fait que certains des cas au Royaume-Uni semblent avoir été transmis au sein de la communauté homosexuelle. "Il est probablement trop tôt pour tirer des conclusions sur le mode de transmission ou supposer que l'activité sexuelle était nécessaire à la transmission", a toutefois prévenu Michael Skinner, virologue à l'Imperial College London, auprès de l'organisme Science media centre (SMC).

Antoine Gessain, virologue à l’institut Pasteur et Eric D’Ortenzio, épidémiologiste à l’ANRS ont temporisé auprès du Parisien ce possible début d’épidémie : "Il nous faudra rapidement des données sur ces premiers cas hors d'Afrique pour savoir s'il faut s'attendre à une flambée épidémique". 

Toutefois, cette fois-ci, il existe un vaccin et un traitement autorisés en 2019 et en 2022, rapportent nos confrères, mais ils ne sont pas encore largement disponibles. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a ouvert une enquête pour faire toute la lumière sur cette flambée épidémique soudaine.

 

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