La télémédecine pas toujours plébiscitée

Les médecins seraient-ils anti-progressistes ?

Une frange de notre profession semble ne pas être encore prête à passer au tout connecté, ou à favoriser le développement de la télémédecine. Exemples lyonnais.

Fin octobre 2015, à une réunion lyonnaise de la FMF en présence du Dr Jean-Paul Hamon, le télémédecine n’avait pas la part belle. C’est ainsi que les participants étaient plusieurs à reprendre des propos tels que « la télémédecine veut supprimer l’acte clinique », ou « on a besoin de palper ! ».

Des propos tenus par les vieux comme comme par les plus jeunes… Et les militants de la FMF ne sont pas les seuls à se montrer frileux face aux différentes questions posées par la e-santé.

En micro-trottoir lors des manifestations du 13 novembre, la rédaction a par exemple pu recueillir des inquiétudes sur le remplacement des praticiens par des robots, ou sur l’usage du big data. Frédéric*, jeune médecin, exprimait ainsi ses craintes : « déjà qu’avec Internet il y a des virus et des piratages, ça signifie qu’on ouvre les données des patients aux industriels de la santé et plus loin, comme Google, qui renseigneront plus facilement les assurances ».

 Bref, la révolution numérique n’est pas en marche pour tout le monde…

 *Le prénom a été changé

Source: 

Guillaume Bouvy

Portrait de La rédaction

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