Fin de canicule, début des vacances

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Le coup de chaud de la ministre

Fin de canicule, début des vacances

Fin d’un épisode de canicule national, et fin du marathon médiatique pour Agnès Buzyn, qui a fait des heures supp’. Le bilan est « plutôt rassurant », assure-t-elle.

Alors que ses collègues ministres se dorent la pilule depuis déjà quelques jours, Agnès Buzyn charbonne pendant l’été. C’est le lot des ministres de la Santé depuis Jean-François Mattéi, qui s’était brûlé les doigts lors de la canicule de 2003 et ses 15 000 morts : s’il fait chaud, pas de congés. Pas de polo dans le jardin non plus.

Le mercredi 8 août a sonné la fin de l’épisode caniculaire. L’occasion pour le ministère de faire un premier bilan. « Plutôt rassurant », a expliqué la ministre de la Santé aux journalistes, même si elle attend encore les chiffres définitifs de surmortalité, disponibles seulement en septembre, pour conclure.

Pas de surcharge pour les urgences

Les chiffres rapportés font état d’une légère hausse de l’activité des services d’urgences. Légère, car seulement 3 à 6 % des consultations pendant l’épisode étaient liées à la canicule, a expliqué Agnès Buzyn. Cette hausse n’a, selon elle, pas fait surchauffer les hôpitaux, même si plus de la moitié de ces admissions ont donné lieu à une hospitalisation.

Le ministère de la Santé a en effet dénombré « 25 à 26 hôpitaux en tension ces derniers jours, pour des motifs variables ». Visiblement, le 26e hôpital est furtif : en tension ou pas en tension ? Le doute nous ronge... Mais dans l’ensemble, aucune situation délicate n'est attribuable à la canicule, a déclaré la ministre.

Agnès Buzyn, Agnès Buzyn, Agnès Buzyn

C’est donc le soulagement – accompagné d’une belle séance d’auto-félicitations – pour Agnès Buzyn et son cabinet, qui redoutaient à la fois une crise sanitaire et la colère d’urgentistes débordés par l'afflux de patients. Ils estiment que les messages de prévention et que le dispositif médiatique mis en place ont porté leurs fruits, au cours d’un épisode caniculaire comparable à celui de 2003.

Médiatiquement, il faut reconnaître qu’Agnès Buzyn a mis le paquet. Le message était clair : attention, il fait chaud et vous risquez tous de mourir – surtout les plus jeunes et les plus âgés –, c’est tellement tendu que je renonce à une partie de mes vacances en Corse, et je serai partout !

Et, en effet, elle n'a pas ménagé ses efforts alors que le mercure était au plus haut. À la Croix-Rouge, dans les Ehpad, dans les services hospitaliers, au Samu, au cabinet de crise, dans les centres d’action sociale, à Nîmes, à Paris, à Vincennes, dans la presse, à la télé, à la radio… Agnès Buzyn a bien rempli l’espace médiatique délaissé par ses collègues, prenant le relai de M. Benalla. Elle a fait le boulot. Elle va maintenant pouvoir s’hydrater et prendre, enfin, quelques vacances.

Source:

Jonathan Herchkovitch

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