Études en santé : le nombre de CESP signés a augmenté de +173%

Le centre national de gestion (CNG) a publié une étude qui rend compte du succès du contrat d'engagement de service public (CESP) depuis sa mise en place en 2010. 

Créés par la loi HPST de juillet 2009, les contrats d’engagement de service public (CESP) accordent, aux étudiants en santé à partir de la deuxième année, ainsi qu’aux internes en médecine, une bourse de 1200 euros brut par mois, contre l’engagement d’exercer dans des zones sous-dotées. Le centre national de gestion (CNG) a mis en ligne courant juillet une étude sur l’évolution, depuis 2010, de ce dispositif. Entre la première campagne (2010/2011) et la dernière campagne (2018/2019), le nombre de CESP offerts a augmenté de 34,3%. Les CESP ont été en plus forte progression chez les étudiants (+48,5%) que chez les internes (+20%). Seulement, d’un région l’autre, le nombre de CESP progresse différemment : ainsi, il est de +144% dans la région Grand Est sur les trois dernières campagnes, mais de -18,8% en Bourgogne-Franche-Comté, ou encore de -18,2% en Centre-Val-de-Loire sur la même période. En proportion, c’est en Ile-de-France que le nombre de CESP, lors de la dernière campagne, est le plus important (18,4%), suivie par les régions Grand Est, Auvergne-Rhône-Alpes, Normandie et Nouvelle-Aquitaine. 

Depuis sa création, le nombre de candidats sélectionnés a augmenté de +127,1% pour les étudiants en médecine (+89,6% pour les étudiants et +184,4% pour les internes). 

Pour ce qui est des contrats signés, on note là aussi une progression remarquable : entre la première campagne et la toute dernière, la progression a été de de +273,8%. En médecine néanmoins, l’évolution a été de 176,5% (dont +134,6% pour les étudiants et +273,3% pour les internes). 

Ainsi, le nombre de contrats signés par rapport aux nombres de CESP offerts à lui aussi nettement progressé : il était de 37,3% en 2010/2011 pour passer à 79,5% en 2018/2019. 

Mais qui sont donc ces étudiants qui s’engagent dans un CESP ? La majorité d’entre eux (16,3%) est composée d’internes en médecine générale. Très loin derrière, les spécialités qui émergent sont l’ophtalmologie (2,8%), et la psychiatrie (2,7%). La région Ile-de-France regroupe 15,4% de ces CESP, suivie par l’Auvergne-Rhône-Alpes (12,5%), le Grand Est (12,1%) la Nouvelle Aquitaine (9,3%), et les Hauts-de-France (8,8%). 

Portrait de Jean-Bernard Gervais

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