Emmanuel Macron absent du Congrès de la Mutualité Française, mais concerné par « le défi de l’accès aux soins »

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En ouverture du 43e congrès de la mutualité française, Emmanuel Macron a annoncé, en vidéo, les thématiques au cœur du Conseil National de Refondation qui commence demain en matière de Santé et d’accès aux soins.

Emmanuel Macron absent du Congrès de la Mutualité Française, mais concerné par « le défi de l’accès aux soins »

© D.R.

Le "défi de l'accès aux soins" sera "au coeur de l'enjeu" du Conseil national de la refondation (CNR), a affirmé Emmanuel Macron ce matin dans une allocution filmée diffusée en ouverture du 43e Congrès de la Mutualité Française qui se tient jusqu’à vendredi à Marseille, jugeant "pas acceptables" les difficultés pour trouver un médecin et souhaitant "trouver des accords pour rebâtir la continuité des soins".

A la veille du lancement du CNR, jeudi à Marcoussis (Essonne), le chef de l'Etat a rappelé la priorité accordée à la santé, et plus particulièrement au "défi de l'accès aux soins", qui sera "au cœur de l'enjeu".

Absent de l'événement - une première pour un président depuis au moins 40 ans - Emmanuel Macron a néanmoins tenu à "partager quelques convictions" dans cette courte vidéo enregistrée. A commencer par la nécessité de "renforcer encore notre système de santé", au-delà des milliards d'euros déversés depuis deux ans par le "Ségur de la santé".

Pour cela, il a notamment souhaité "renforcer l'accès à la santé partout et pour tous", pour "permettre à tous d'avoir accès à un médecin où qu’ils résident", en premier lieu les plus âgés, les malades chroniques et les personnes handicapées.

Trop de nos compatriotes n'ont pas de médecin traitant et ont des difficultés à avoir accès à des spécialistes

"Trop nombreux sont aujourd'hui nos compatriotes à ne pas avoir de médecin traitant et à avoir de plus en plus de difficultés à avoir accès à des spécialistes. Cette situation n'est pas acceptable", a-t-il insisté.

Se gardant de "préempter les débats", il a toutefois prévenu qu'il "faudra parfois trouver des accords pour rebâtir la continuité des soins sur une base qui sera, je l'espère, partagée et négociée".

Un appel au compromis de "l'ensemble des parties prenantes" (soignants, patients, élus locaux), alors que la "conférence santé" qui découlera du CNR rouvrira des sujets conflictuels comme l'obligation de garde ou la liberté d'installation des médecins.

Son discours a été précédé par celui de Marlène Schiappa qui, elle était présente, pour rappeler l’importance des mutuelles dans le système de soins, concluant par « Les enjeux de demain sont aujourd’hui. Et quand nous craignons de perdre pied. Il faut nous rattacher à l’espoir, vous êtes la vigie face au coup dur du destin. » Une belle déclaration d’amour.

S’il n’a pas pu converser en direct avec Emmanuel Macon, aujourd’hui, Eric Chenut, le président de la Mutualité Française, ne lui en tient pas rigueur, et sera demain à ses côtés en ouverture du CNR pour participer au débat. En ce qui concerne l’accès au soin, ses propositions reposent sur 3 points : la délégation de tâches et le partage des soins entre médicaux et paramédicaux, une prise en charge organisée des soins non programmés entre l’hôpital et la ville sans coercition, et une toujours plus grande part à la télémédecine et à la e-santé.

Avec AFP

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