Don de rein du vivant : une solution thérapeutique à privilégier

Ce mercredi 13 octobre, l’Agence de la biomédecine a rappelé lors d’une conférence de presse les atouts de la greffe de rein venant d’un donneur vivant.

« La maladie rénale chronique touche près d’1 personne sur 10 en France soit environ 5,7 millions de personnes », peut-on lire dans un communiqué de l’Agence de la biomédecine.

Lors de la conférence, le Pr François Kerbaul, Directeur du prélèvement et de la greffe organes-tissus - Agence de la biomédecine est revenu sur les principaux facteurs de risque de développer une insuffisance rénale à savoir (attention QCM !) :

  • L’hypertension ;
  • Le diabète ;
  • L’obésité.

Autant de facteurs à surveiller en amont par le médecin traitant. 

Lorsque l’insuffisance rénale évolue vers une forme terminale, deux solutions existent : la dialyse et la greffe. « Au 31 décembre 2019, on dénombre en France 91 875 personnes en traitement de suppléance dont 50 501 (55%) en dialyse et 41 374 (45%) porteuses d’un greffon rénal fonctionnel », précise l’Agence de la biomédecine.   

La greffe de rein prélevé sur un donneur vivant est l’option thérapeutique la plus efficace : « environ 3/4 des greffons prélevés sur un donneur vivant sont encore fonctionnels 10 ans après la greffe. Les résultats sont plus mitigés quand il s’agit de donneurs décédés, puisque le taux moyen de survie du greffon est d’environ 2/3 au bout de 10 ans. »

L’Agence de la biomédecine a rappelé également le rôle du médecin dans le processus. « Le médecin de famille et le néphrologue ont un rôle essentiel en parlant de cette alternative thérapeutique en consultation pour informer le patient et son entourage », précise l’Agence de la biomédecine.

Le Dr Laure Esposito, néphrologue à Hôpital Rangueil de Toulouse, a présenté les questions qui reviennent le plus souvent en consultation. « Elle concernent les risques, le suivi à long terme du donneur, s’il y a un risque d’insuffisance rénale à long terme. Mais les interrogations portent aussi sur les démarches administratives, ainsi que le délai entre le début de ces démarches et la greffe. Il y a également beaucoup d’inquiétude vis-à-vis du receveur, sur le retour à une activité professionnelle normale, une activité physique et la réussite de la greffe. »

Pour Laure Esposito, il est important d’expliquer au donneur et au receveur les résultats, le taux de survie à long terme. « Il est important de les préparer au don, les informer très tôt, les rassurer avec toute l’équipe médicale, les accompagner et les rassurer. »

On le comprend, le néphrologue a un rôle clé dans ce traitement. Mais c’est aussi le cas du médecin traitant. Concernant le suivi post-greffe du donneur, « il y a une nécessité de suivi médical une fois par an. Le médecin va prendre sa tension artérielle, prescrire une prise de sang pour vérifier lla fonction rénale, ainsi qu’une albuminurie », précise François Kerbaul.  

Portrait de Constance Maria

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