Conseil supérieur des personnels médicaux : le casse-tête

Les syndicats hospitaliers se tapent dessus

Mercredi matin, les réunions entre syndicats de PH et PUPH concernant le Conseil supérieur des personnels médicaux, ont tourné à la bataille rangée.

 

Que mettre en avant? Disciplines ou collège? Le pédiatre, par exemple, doit-il être représenté au sein de son syndicat selon sa discipline, ou selon son statut de PH? Une question qui a hier échauffé les esprits des principaux intersyndicats hospitaliers lors des réunions pour le Conseil supérieur des personnels médicaux, allant même jusqu’au départ de certains de la table des discussions. 

Crée il y a un an, le Conseil supérieur des personnels médicaux devait avoir pour mission d’examiner « des projets de textes relatifs à la situation et aux statuts des professionnels concernés et d’émettre un avis ». L’institution est en cours de concrétisation : ce mercredi, ce n’était donc pas l’examen d’un projet de loi qui a soulevé les rancœurs, mais bel et bien des querelles de représentativité. Selon l’APM, ces discussions ont rendu les syndicats « perplexes ». 

En effet, suite à de houleuses discussions, Convergence HP, et l’Intersyndicat national des praticiens hospitaliers (INPH) ont quitté la table. Les deux groupes fâchés menaçant « de ne plus participer aux négociations en cours » selon l’APM. 

Qui râle pour quoi

 

Si les sujets abordés restent flous, il y a un axe qui semble ressortir de cette levée de boucliers. D’un côté, l’APH (Action praticien hôpital), estime que la représentativité par discipline n’est pas forcément la plus pertinente. « Pour les PH l’employeur c’est l’hôpital, pour les PUPH, c’est l’université. Il y a donc une différence de statut très importante. Ce que l’APH souhaite, c’est que pour une fois des critères de représentativité soient établis » souligne Yves Rébufat, président du Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes et réanimateurs élargi (SNPHARE). 

De l’autre, Rachel Bocher, présidente de l’Intersyndicat de praticiens hospitaliers (INPH) réfute l’argument. Pour elle, c’est justement cette variété de disciplines qui est représentative : «  la représentativité, on l’a faite sans nous ! Cette représentativité doit se faire de façon significative. La meilleure représentation serait par discipline ». 

Une bataille qui semble presque anecdotique puisque le Conseil supérieur des personnels médicaux est consultatif et qu’il ne fait qu’émettre son avis sur des projets de loi dans le cadre bien spécifique de « textes relatifs à la situation et aux statuts des professionnels concernés et d’émettre un avis » spécifie l’APM.

 

Beaucoup de bruit pour ce qui, de l’extérieur semble peu de choses. 

Source: 

Johana Hallmann avec APM

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