CHU de Lille : bye Google, hello Lilo

Le CHU de Lille, comme d’autres établissements de santé avant lui, a adopté sur ses postes le métamoteur de recherche Lilo. Il reverse 50 % de ses revenus à des projets sociaux et environnementaux, et en plus, il est français !

Marre du monde des Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) ? Fais comme le CHU de Lille, abandonne Google et passe à Lilo ! L’hôpital nordiste a annoncé ce lundi avoir franchi le cap pour s'équiper du moteur de recherche Lilo. « Au total, plus de 10 000 postes informatiques sont concernés par cette nouveauté », explique la direction dans un communiqué.
 
Qu’est-ce que ça change ? Au quotidien, pas grand-chose. Lilo est un métamoteur, ce qui signifie qu’il utilise les autres moteurs de recherche (Google, Bing, Yahoo). Il y a donc moyen de retrouver ses petits. En revanche, la société française fait une promesse : celle de reverser la moitié de ses revenus dans des projets environnementaux ou sociaux.

Des gouttes à Lille

Une action « symbolique », annonce le CHU, mais qui permettra aussi de « soutenir les projets du fonds de dotation de l’établissement ». Dans la pratique, chaque recherche Google Lilo permet de récolter une goutte. Les gouttes sont cumulées et peuvent, à terme, être investies dans les projets de recherche (Metabhelp, ECPR) ou de qualité des soins maison.
 
D’après l’entreprise, un utilisateur génère environ 15 euros de revenus publicitaires par an et 1000 gouttes valent entre deux et trois euros. Le CHU de Lille annonce 230 000 gouttes récoltées depuis la mise en place du métamoteur. On vous laisse faire le calcul.
 
Pas encore convaincu ? Le projet Lilo, c’est aussi celui de deux ingénieurs français, et le moteur de recherche ne récolte pas les informations personnelles des utilisateurs… Avant le CHU de Lille, les centres hospitaliers psychiatriques Charles-Perrens de Bordeaux et Alpes-Isère de Saint-Égrève, ainsi que l’hôpital Necker (AP-HP) avaient déjà franchi le cap.
 

Portrait de Jonathan Herchkovitch

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