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Le livre Le Scandale des accouchements en France d’Anthony Cortes et Sébastien Leurquin s'interroge sur l'augmentation de la mortalité infantile en France, qui atteint 4,1 décès pour 1 000 naissances en 2024, contre 3,5 au début des années 2000.
Les auteurs soulignent que 70 % de ces décès surviennent dans les premiers 28 jours de vie, et concernent principalement des prématurés. La France, longtemps perçue comme un modèle, se classe désormais parmi les derniers pays européens en termes de mortalité infantile.
Dans une interview pour Yahoo Actualités, Anthony Cortes souligne que cela « fait de nous, malheureusement, le 23ème pays sur 27 au niveau européen entre la Pologne et la Bulgarie. » Il ajoute : « Nous sommes face à un baby crash. »
Un scandale de santé publique
Les journalistes pointent du doigt la fermeture des petites maternités, une politique remontant aux années 1970, comme une des causes de cette situation. Anthony Cortes affirme : « En 50 ans, nous avons perdu 75% des maternités. »
Ils mettent en lumière un système de soins de plus en plus concentré, privilégiant de grands établissements au détriment des structures locales, une approche critiquée par certains élus et familles.
Le livre accuse également les autorités de santé de négligence et dénonce une quête de rentabilité au détriment de la sécurité des patients.
De même Anthony Cortes explique que les maternités sont en manque de « tout » : « de pédiatres, de gynécologues, d’obstétriciens, de sages-femmes. » Ces professionnels, en première ligne de front, témoignent dans l’ouvrage. Dans l’interview, le journaliste rapporte : « Une sage-femme m’a expliqué avoir vu certains ‘casser des bébés’ et d’autres avoir des ’méthodes de boucher’ ».
Le manque de professionnels de santé oblige les maternités à avoir recourt à de l'interim'. Ce que dénonce le journaliste : « Les intérimaires se savent en position de force. Le coût pour l'hôpital public est de 1,5 à 2 milliard d'euros par an, c'est énorme. » Il évoque le cas d'un soignant intérimaire qui, d'après l'enquête, aurait touché 7000 euros par mois, pour seulement quatre demi journées par semaine.
Ces professionnels, en première ligne de front, témoignent dans l’ouvrage. Dans l’interview, le journaliste rapporte : « Une sage-femme m’a expliqué avoir vu certains ‘casser des bébés’ et d’autres avoir des ’méthodes de boucher’ ».
Pour remédier à cette crise, les deux auteurs préconisent la création d'un registre national des naissances, afin de centraliser les données et améliorer la politique publique de périnatalité.
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