390 euros net par mois pour les étudiants en médecine, réclame l’Anemf à Olivier Véran

L'Anemf souhaite également défendre les conditions de travail et la rémunération des étudiants en médecine, lors du Ségur de la Santé qui débute ce 25 mai. 

Réussiront-ils à se faire entendre, au moment où les pouvoirs publics semblent tendre l’oreille en direction des hospitaliers, et vont organiser une grand messe baptisée « Ségur de la santé » dont le top départ est fixé le 25 mai prochain ? En tous les cas les étudiants en médecine, représentés par l’Association nationale des étudiants en médecine de France (Anemf) veulent y croire. Dans une lettre ouverte adressée au ministre de la santé Olivier Véran, la présidente de l’Anemf Roxane Hellandsjö-Prost, rappelle que le ministre de la santé Olivier Véran, tout juste nommé, avait en effet proposé lors du congrès de l’Isnar-IMG, de revaloriser les indemnités des étudiants en médecineen février dernier . « Soucieux des conditions de formation et d’indemnisation des étudiants hospitaliers, vous avez réaffirmé en février dernier les promesses de votre prédécesseure, le Pr Agnès Buzyn, en annonçant une sécurisation du statut et une revalorisation de la rémunération des étudiants hospitaliers pour la rentrée 2020 », rappelle la présidente de l’Anemf.  « Au vu de nos missions et de notre engagement quotidien, nous ne pouvons plus tolérer d’être payés 1,29€ brut de l’heure, soit trois fois moins que les autres étudiants stagiaires de l’enseignement supérieur », poursuit-elle.

À bout de souffle

Car pendant toute la durée de cette crise, les étudiants en médecine ont pu démontrer par l’exemple combien ils étaient indispensables au système de santé. « Ce sont également nous qui, en tant qu’étudiant hospitalier, faisant fonction d’aide-soignant, infirmier, brancardier ou encore assistant de régulation médicale, avons instantanément répondu présents durant l’épidémie du CoViD-19 », détaille Roxane Hellandsjö-Prost. Aussi, comme pour défendre son bout de gras, l’Anemf demande instamment à être partie prenante du Ségur de la santé, qui débute lundi prochain. Dans sa besace, l’Anemf a plusieurs revendications : « La revalorisation de la rémunération des étudiants hospitaliers, à hauteur de 390 € net mensuel minimum ; La publication d’une instruction à destination des établissements de santé, rappelant les droits des étudiants hospitaliers ; L'élaboration d’un état des lieux des conditions d’étude et de travail des étudiants hospitaliers et de sanctions en cas de non-respect par les établissements. » De manière plus globale, l’Anemf précise qu’elle veut participer à ce Ségur de la santé pour réanimer un système de santé qu’elle décrit comme « à bout de souffle ». Et de citer, entre autres, la souffrance des soignants, les idées suicidaires des étudiants en santé, ou encore la gestion toute administrative de l’hôpital… 

Portrait de Jean-Bernard Gervais

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