Une des figures de proue de la CMSF, Michel Combier, est décédé

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Michel Combier, médecin généraliste, ancien président de la CSMF, chevalier de la Légion d’honneur est décédé mardi 9 mai à 69 ans, chez lui, entouré par sa femme et sa fille.

Une des figures de proue de la CMSF, Michel Combier, est décédé

© IStock 

« S'il n'y a qu'un médecin à connaître à Toulouse, c'est lui » glissait un médecin à La Dépêche dans un portrait publié en 2002. Cet homme vu par son entourage comme « un homme droit, loyal, militant engagé, dévoué, un exemple d'abnégation et de dévouement, fin, imaginatif, constructif » n’est autre que Michel Combier.

Sans oublier « sa faconde, son accent toulousain, agréable et rocailleux. C’était un passionné de rugby et un mec bien, un vrai élu de terrain, il n’était pas hors sol. Il avait un respect sincère des vraies valeurs » rapporte William Joubert, actuel président de l’UNPS.

Fils d'un marchand de vins, il avait choisi la médecine pour concilier deux passions, « la biologie et le contact humain ». La médecine générale lui est apparue comme une évidence pour « la proximité, le suivi des gens, leur prise en charge globale, la diversité des actes, la polyvalence ». Pour lui le médecin de famille allait « au fond de l'histoire, en accompagnant le malade jusqu'au bout, en équipe » expliquait-il dans ce même portrait dans La Dépêche.

Son engagement sans faille « exemplaire et unique » lui a valu les honneurs de la CSMF avec la remise de la médaille confédérale

Médecin passionné, vous l’aurez compris mais pas que ! Militant aussi, sur le front pour tous ses collègues. Élu dès 1998 président du Syndicat des médecins de la Haute-Garonne, puis au comité directeur de l’Union nationale des omnipraticiens français (Unof, branche généraliste de la Conf'), secrétaire général adjoint de l’Unof et enfin président du CSMF.

Il est de toutes les batailles : contre les effets du plan Juppé et les lettres clés flottantes de Martine Aubry, la hausse du C à 20 euros et la fin des gardes obligatoires au printemps 2002, négociation des conventions de 2005 (médecin traitant et parcours de soins) et de 2011 (généralisation de la rémunération sur objectifs de santé publique). Fin 2009, il s'était farouchement opposé à la campagne de vaccination contre la grippe H1N1 dans les « vaccinodromes » de Roselyne Bachelot.

Son engagement sans faille « exemplaire et unique » lui a valu les honneurs de la CSMF avec la remise de la médaille confédérale.

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En octobre 2013, à 60 ans il avait décidé de passer le flambeau syndical« Je pars car c’est le bon moment », confiait-il au Quotidien du Médecin. « Quand je regarde en arrière, je me dis que nous avons fait bouger les choses avec un exercice plus orienté sur les questions de santé publique, la mise en place de la rémunération sur objectifs et la hausse des honoraires en restant sur un paiement prépondérant à l’acte. » Sa fierté ? Avoir contribué à instaurer le médecin traitant dans la convention de 2005, « sans en avoir fait le gendarme d’un système à l’anglaise qui flèche l’accès aux spécialistes ». 

Les obsèques auront lieu le mardi 16 mai, à 10h30, à la basilique Saint-Sernin de Toulouse.

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