Un an d’interdiction d’exercer pour avoir délivré à ses patients des médicaments interdits

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Un médecin généraliste de Blois (Loir-et-Cher) a été condamné en juin à un an d'interdiction d'exercer, dont six mois avec sursis, par la chambre disciplinaire nationale de l'Ordre des Médecins. Il lui est reproché d’avoir délivré, pendant le Covid, des médicaments hors autorisation de mise sur le marché. 

 

Un an d’interdiction d’exercer pour avoir délivré à ses patients des médicaments interdits

© Midjourney x What's up Doc

Tout est parti de plusieurs signalements de la CPAM du Loir-et-Cher au Conseil départemental de l'Ordre, qui a porté plainte contre le Dr Thierry Marchand pour « des manquements aux obligations déontologiques posées par le code de la santé publique », selon les informations de La Nouvelle République

Il est reproché au médecin de 59 ans d'avoir prescrit, à titre de traitement contre le Covid, de l’ivermectine associée à de l’azithromycine. Une indication qui « n’était pas prévue par les autorisations de mise sur le marché (AMM) et que l’efficacité d’un tel traitement n’avait pas été reconnue par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé », argumente la chambre disciplinaire nationale de l'Ordre auprès du journal. 

D'autres ordonnances délivrées sont aussi pointées du doigt, comme des prescriptions d’Acupan à plusieurs patients. Un antidouleur qui, compte-tenu de l'état de ces derniers, risquait « de leur faire courir un risque injustifié », selon la chambre disciplinaire.

« Je n’ai pas délivré ces médicaments au hasard »

Thierry Marchand conteste cette décision qu'il juge cette décision « irrégulière », « infondée »« inadaptée »« Pour le Covid, je n’ai pas délivré ces médicaments au hasard. Je me suis documenté et appuyé sur des études venant d’un peu partout. Le dosage a été respecté », se défend auprès du journal le médecin, qui exige une sanction plus proportionnée. « Je suis dégoûté du système. Six mois de suspension, c’est plus que des peines accordées à des délinquants ».

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Le Dr Marchand laisse ainsi quelque 3 000 patients à son associé. L'une d'elle, Mélissa B. a lancé une pétition pour soutenir celui qui la suit depuis 2017. « Quand j’ai appris la nouvelle, je me suis mise à pleurer. Ce médecin ne nous a jamais laissés tomber. Il m’a toujours trouvé un créneau pour me faire passer en urgence. On est vraiment des patients pour lui et non des clients. »

Source:

La Nouvelle République 

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