Rejoignez la communauté des internes en santé pub’ !

À la veille de l’ouverture du séminaire des internes en santé publique, What’s up Doc revient sur cette spécialité qui a encore du mal à s’imposer.
 

La santé publique, la spé des médecins qui n’aiment pas les patients ? Peut-être, mais pas seulement. Les internes en santé publique se réunissent les 24, 25 et 26 avril à Montpellier pour leur séminaire annuel, le Sanfi (1), et tentent de donner une autre image à cette spécialité peu valorisée et peu connue des étudiants et des médecins. Le thème de cette année : éthique et santé publique, avec notamment un invité de renom, le Pr Franck Chauvin, président du Haut conseil de la santé publique.
 
Le Sanfi se fixe pour objectif de réunir tous les ans une (petite) communauté active d’internes et d’enseignants. « Nous avons un véritable enjeu de formation », explique à What’s up Doc Clémentine Salel, présidente du Sanfi 2019. Avec des promotions parfois réduites au singleton dans certains CHU, le séminaire est donc l’occasion de structurer le réseau. « Les internes en santé publique sont très actifs », ajoute-t-elle.
 
Et la discipline en a besoin. Car au-delà de la taille des promos, elle pâtit un peu de l’un de ses avantages : la diversité des carrières. Hygiène, qualité et sécurité des soins, économie, éthique, promotion de la santé… Les domaines et les métiers sont vastes, et souvent un peu loin des biostats et de l’épidémio' que les étudiants en médecine ont subi plus qu’autre chose. « Les internes en santé publique veulent faire autre chose », indique Clémentine Salel. « Certains sont un peu geek et codent, par exemple, d’autres ont des ambitions politiques… »

Une spé' qui change ?

Le Sanfi est donc l’occasion pour le Collège de liaison des internes de santé publique (Clisp) de sortir un peu des thèmes de formation de CHU, parfois un peu trop centrés sur les carrières hospitalières (hygiène, Dim, Pmsi, sécurité des soins…).
 
Avec le fort développement de la prévention, en particulier avec le service sanitaire, elles auront sans doute vocation à évoluer, estime la présidente du Sanfi 2019. « À Tours, par exemple, ce sont déjà les internes en santé publique qui sont chargés de l’organisation du service sanitaire dans la région », souligne-t-elle.
 
Et pour ceux qui veulent poursuivre la clinique, c’est possible : la moitié des huit stages d’internat sont libres, et les médecins en santé publique peuvent toujours exercer dans les centres de protection maternelle et infantile (PMI), en milieu scolaire, en médecine sociale…
 
Pour en savoir plus, les débats continueront à partir de mercredi 24 avril à la Nouvelle faculté de médecine de Montpellier. What’s up Doc y sera !
 
 
(1) Sanfi : Séminaire annuel national de formation des internes en santé publique.

Portrait de Jonathan Herchkovitch

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