RDC : nouvelle flambée d’Ebola

Après une semaine de répit

Les autorités sanitaires congolaises et les organisations humanitaires n’ont pas eu le temps de se démobiliser. Elles vont devoir faire face à une nouvelle crise, peut-être plus compliquée : la région touchée est difficile d’accès.

Les soupçons de ces derniers jours ont été confirmés : la République Démocratique du Congo (RDC) va de nouveau devoir faire face à Ebola. Il y a quelques jours, les autorités sanitaires locales faisaient état d’une quinzaine de décès liés à des fièvres hémorragiques, et d’une dizaine de cas supplémentaires. Les échantillons envoyés à Kinshasa le 31 juillet pour analyse ont confirmé les craintes.

« Des six échantillons analysés, quatre se sont révélés positifs à la maladie à virus Ebola », a précisé le ministre de la Santé, Oly Ilunga Kalenga, dans un communiqué. D’après les dernières informations publiées, 26 cas auraient été notifiés, et 20 personnes seraient décédées.

Cette nouvelle flambée intervient à peine une semaine après une annonce du ministre, qui déclarait officiellement la fin de l’épidémie précédente, le 23 juillet. Celle-ci avait touché 54 personnes, dont 33 n’ont pas survécu. Le dernier cas identifié remontait au 6 juin dernier.

« À ce stade, rien n’indique que ces deux épidémies, séparées de plus de 2500 km, soient liées », a néanmoins souligné le Dr Ilunga. En effet, alors que la première épidémie sévissait dans le Nord-Ouest du pays, c’est désormais la région du Nord-Kivu, situé au Nord-Est, à proximité du Rwanda et de l’Ouganda, qui est touchée. Une zone où les conflits latents pourraient bien compliquer la tâche des missions congolaises et internationales, a estimé Peter Salama, le directeur général adjoint de l’OMS.

Une douzaine d’experts du ministère de la Santé seraient déjà sur place, depuis le 2 août.

Source: 

Jonathan Herchkovitch

Portrait de La rédaction

Vous aimerez aussi

Au village (OCDE) sans prétention, j’ai mauvaise réputation

Le gros dossier

 

Le magazine What’s Up Doc est édité par l’agence Planète Med.