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Ces Assises « constitueront un temps national de bilan, de dialogue et de mobilisation entre patientes, professionnels, chercheurs et pouvoirs publics, pour continuer à faire avancer la prise en charge de la ménopause partout en France », a indiqué vendredi Stéphanie Rist sur X, après une visite à l’hôpital Foch, à Suresnes (Hauts-de-Seine).
« Consultations longues dédiées, prise en charge pluridisciplinaire, écoute de l’expérience des femmes et de la recherche fondée sur des données », a résumé la ministre, saluant une traduction concrète des recommandations de son rapport remis au printemps, lorsqu’elle était encore députée.
Des priorités inégalement appliquées
Après ses 25 propositions pour un meilleur suivi de la ménopause, jusqu’ici « impossible du fait d’inégalités sociales et territoriales », le gouvernement avait annoncé « quatre priorités » : une consultation dédiée pour chaque femme, le renforcement de l’information dès le plus jeune âge, le soutien à la recherche et une meilleure prise en compte dans le monde du travail.
La ménopause reste « un enjeu majeur de santé publique, longtemps sous-estimé, avec des impacts réels sur la santé, la vie professionnelle et le quotidien », a rappelé vendredi Stéphanie Rist.
Sur le plan médical, la fin de l’activité ovarienne et l’arrêt des cycles menstruels peut entraîner des symptômes invalidants. La ménopause peut aussi augmenter le risque de pathologies futures, notamment l’ostéoporose, les maladies cardiovasculaires ou des troubles cognitifs.
Ce bouleversement naturel, encore largement tabou, affecte aussi la vie sociale et professionnelle des femmes. Certaines peuvent être amenées à refuser une promotion, voire à quitter leur poste.
Avec AFP