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La réforme entrée en vigueur en 2024 a introduit pour la première fois une note éliminatoire à l'épreuve écrite des EDN ainsi que l’épreuve orale des Ecos et a fortement amaigri, lors de sa première année, la promotion de nouveaux internes : une partie des étudiants avait stratégiquement décidé de redoubler sa cinquième année, pour ne pas essuyer les plâtres du nouveau concours.
Seulement 8 500 internes ont alors intégré l'hôpital, contre 9 500 habituellement, dans un contexte de tensions persistantes sur les effectifs de médecins à l'hôpital. Pour la promotion 2025, 8 961 postes d'interne ont ensuite été ouverts.
Cette année, 10 590 étudiants (94,2% de la promotion) ont été admis à l'épreuve écrite et passeront les Ecos, en juin, a indiqué mardi Isabelle Laffont, présidente de la Conférence des doyens de médecine.
On a augmenté de 20% le nombre d'étudiants en médecine
Le nombre d'admis aux Ecos et donc de futurs internes est « difficile à évaluer » mais « probablement, le chiffre se situera normalement entre 10 000 et 10 500 », s'est-elle réjouie.
On forme de plus en plus de médecins et aujourd'hui « nos facultés de médecine sont pleines : entre 2018 et 2025, (...) on a augmenté d'environ 20% le nombre d'étudiants » qui entrent en début de cursus, en deuxième année de médecine, pour arriver à 12 000 étudiants.
https://www.whatsupdoc-lemag.fr/article/medecins-les-specialites-que-les-internes-regrettent
Selon plusieurs syndicats, les internes représentent 40% de l'effectif médical hospitalier et leur diminution en 2024 avait alourdi la charge de travail et les gardes des praticiens en poste.
Les internes participent largement à faire tourner les services, notamment aux urgences, et travaillent plus de 50 h par semaine selon le syndicat qui les représente, l'ISNI.
Avec AFP
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