Sosthène Munyemana, gynécologue obstétricien rwandais, a joué un rôle actif dans les massacres de Tutsis en avril 1994 dans le quartier de Tumba, à Butare. Désigné chef local, il a participé à l’organisation des violences, notamment en établissant des listes de victimes et en facilitant leur exécution.
Après le génocide, il rejoint la France où il s’installe et exerce la médecine, malgré des plaintes déposées dès 1995 par des rescapés. Pendant plus de vingt ans, les procédures judiciaires stagnent. Ce n’est qu’en 2023 que la justice française le condamne à 24 ans de réclusion criminelle pour génocide et crimes contre l’humanité, une décision confirmée en appel fin 2025.