© iStock
Cet investissement, annoncé dans le cadre du sommet « Choose France » organisé ce lundi par le président Emmanuel Macron, doit permettre « un doublement », selon la direction, de la capacité industrielle de ce site des Hauts-de-Seine.
« Cet investissement marque une étape importante dans le renforcement durable de l’empreinte stratégique du groupe en France », a déclaré, dans un communiqué, le PDG de Stallergenes Greer, Andreas Amrein, évoquant sa « confiance dans l'excellence scientifique et industrielle française ».
Stallergenes Greer propose des traitements de désensibilisation, destinés à soigner les allergies sévères dues aux acariens, graminées, arbres (bouleau, noisetier, aulne ...), chats, moisissures ou encore venins de guêpes et d'abeilles. En France, ces traitements sont remboursés à 30 % par l'Assurance maladie.
Traitements personnalisés
Le rôle de la désensibilisation (ou immunothérapie allergénique) consiste à rééduquer le système immunitaire : la prise initiale est faiblement dosée avant d'être progressivement augmentée pour lui faire comprendre qu'il doit développer peu à peu une tolérance qui réduit les symptômes lors de l'exposition aux allergènes.
En France, le groupe se focalise sur les 36 allergènes les plus prévalents sur le territoire pour composer des solutions liquides sur mesure. En fonction de la prescription médicale, seuls les allergènes correspondant au profil du patient sont sélectionnés pour élaborer un traitement personnalisé. Les flacons sont ensuite conditionnés, étiquetés au nom du patient et expédiés à son domicile.
Stallergenes Greer emploie 610 collaborateurs en France, près de la moitié de ses effectifs mondiaux, dont près de 400 dédiés aux activités industrielles. Le groupe prévoit cette année une hausse de 12 % des effectifs dans l'Hexagone, « majoritairement dans l'industriel » pour soutenir le développement de l'activité.
L'investissement annoncé lundi doit permettre « le déploiement de nouvelles technologies industrielles, la modernisation des lignes de production, l’amélioration de la performance énergétique du site et le développement de compétences industrielles de haute spécialisation ».
Depuis cinq ans, la filiale française a enregistré « une croissance de plus de 10 % par an », a souligné devant la presse son président Dominique Pezziardi, qui anticipe « au moins » cette trajectoire pour la suite.
En 2024, le chiffre d'affaires a atteint 230 millions d’euros en France, pays comptant environ 18 millions de personnes allergiques.
Avec AFP
A voir aussi
Ebola : la course au vaccin contre la souche Bundibugyo, responsable de l'épidémie, s’accélère
Pénurie de psychotropes : ça s'améliore enfin pour la quétiapine, mais toujours pas pour le lithium
Japon : un médicament contre les maladies auto-immunes fait 20 morts, on stoppe la prescription
Traitement du VIH : l'Afrique du Sud désignée pour produire le très prometteur Yeztugo
Hypersexualité, addiction aux jeux, achats compulsifs... L'ANSM se penche à son tour sur les effets secondaires des traitements contre Parkinson, trop peu signalés
Antiparasitaires vétérinaires, stéroïdes, sédatifs... Interpol saisit plus de 6 millions de médicaments illicites
Obésité : Novo Nordisk et Eli Lilly sanctionnés par l’ANSM pour publicité illégale pour Wegovy et Mounjaro