© Midjourney x What's up Doc
« Dysport a obtenu des résultats préliminaires statistiquement significatifs de phase 3, atteignant les critères d'évaluation principaux dans la migraine épisodique (...) et dans la migraine chronique », a déclaré dans un communiqué Ipsen, troisième laboratoire français après Sanofi et Servier.
Dysport est une toxine botulinique, de la même famille que l'emblématique Botox fabriqué par le laboratoire Abbvie. Elle est à la fois utilisée en médecine esthétique et comme traitement de différents troubles comme des contractions musculaires.
Si la réussite de l'essai d'Ipsen se confirme, ce serait la première fois qu'une toxine botulique fait ses preuves contre la migraine, une pathologie très répandue mais résistante aux traitements existants chez nombre de patients, dans sa forme épisodique.
Détails à venir
Ipsen n'a pas détaillé les détails des résultats, précisant juste que Dysport avait réduit le nombre de jours mensuels de migraine par rapport à un placebo, et renvoyant à une présentation lors d'un « prochain congrès scientifique ».
Dysport est l'un des principaux moteurs de la croissance d'Ipsen, qui fait par ailleurs face depuis plusieurs années à la concurrence de génériques de son traitement vedette Somatuline, utilisé contre certaines tumeurs.
« Ces résultats positionnent Dysport comme un traitement potentiellement premier de sa classe - 'first-in-class' - pour une large population de patients atteints de migraine », a assuré Christelle Huguet, directrice de la recherche chez Ipsen, citée dans le communiqué.
Après, l'annonce de jeudi, le titre d'Ipsen progressait de plus de 1 % dans la première heure d'échanges à la Bourse de Paris.
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