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Sans l'effet des variations de change, le chiffre d'affaires ressort en hausse de 22,6% à 1,074 milliard d'euros, précise Ipsen qui confirme ses objectifs financiers pour 2026, dans un communiqué.
La division oncologie reste de loin l'activité moteur du laboratoire, représentant 65% du chiffre d'affaires total, soit 707,5 millions d'euros sur les trois premiers mois de l'année (+8%).
Elle a profité d'une croissance des ventes de l'anticancéreux Somatuline (à 328,8 millions d'euros), qui continue de tirer avantage, comme anticipé, des problèmes de production de deux génériques de la molécule (lanréotide) en Amérique du Nord et en Europe.
Les génériques sont apparus en 2021, date à laquelle Somatuline, premier médicament du groupe, a perdu sa protection aux Etats-Unis, mais ils ont commencé à rencontrer des difficultés en 2024. Potentiellement, le groupe n'est toutefois pas à l'abri que d'autres génériques voient le jour au cours des prochains mois.
En dehors du Somatuline, le reste du portefeuille de médicaments affiche une croissance de 27,5% à taux de change constant, souligne Ipsen qui attend cette année trois résultats d'essais cliniques en phase avancée dont ceux d'une neurotoxine de longue durée d'action dans le domaine de l'esthétique.
La division maladies rares accélère
« La division maladies rares démarre très fort », comme l'illustre le doublement de son chiffre d'affaires par rapport au premier trimestre de l'an dernier, résume à l'AFP le directeur financier Aymeric Le Chatelier.
Un succès dû à deux produits dans des maladies rares du foie: les ventes d'Iqirvo (nom commercial de l'élafibranor), un traitement de la cholangite biliaire, ont plus que triplé (+238%), soutenues par une accélération de la croissance des ventes aux Etats-Unis et des lancements dans plusieurs pays européens.
Celles de Bylvay, un traitement utilisé dans la cholestase intrahépatique familiale progressive (CIFP) et dans le syndrome d'Alagille, ont progressé de 41%.
Croissance à deux chiffres aussi dans l'activité des neurosciences (+13,8%), dont le produit phare Dysport (concurrent du Botox) est une toxine botulique qui provoque un relâchement des muscles.
Stratégie d'acquisitions maintenue
Avec « plus de 3 milliards d'euros » de capacité d'investissement, Ipsen « continue à regarder les différentes opportunités » d'acquisitions, a confirmé son directeur financier.
Avec AFP
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