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Mise à jour du 28 mai :
Wegovy et Mounjaro seront officiellement remboursés en France à partir de la mi-juin, à hauteur de 65 %, mais dans un cadre très restreint.
La prise en charge sera réservée à certains patients majeurs atteints d’obésité massive ou sévère avec comorbidité, habituellement éligibles à une chirurgie bariatrique, avec une primo-prescription limitée aux structures spécialisées de l’obésité.
La ministre de la Santé a ce matin justifié sur TF1 cet encadrement par le coût attendu pour l’Assurance maladie, évalué à « une centaine de millions d’euros » par an, et par les risques de mésusage.
Le taux de remboursement a été fixé à 65 % mais dans les faits « pour la très grande majorité, ça sera un remboursement à 100 % » dans la mesure où « quasiment tous ces patients sont pris en charge à 100 % » du fait de leur état de santé, a-t-elle déclaré.
Article du 27 mai :
Ce remboursement, à hauteur de 65 %, doit être annoncé officiellement demain par la ministre de la Santé Stéphanie Rist, qui fera un déplacement au centre spécialisé de l'obésité de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP. Il fera ensuite l'objet d'une publication au Journal officiel en fin de semaine.
Les critères d'éligibilité retenus pour un remboursement devraient suivre la piste de la HAS et viser les patients en état d'obésité massive (un indice de masse corporelle ≥ 40 kg/m²) à sévère (IMC ≥ 35 kg/m², avec comorbidité).
Négociations réussies
Jusqu'ici, le prix du Wegovy, du groupe pharmaceutique danois Novo Nordisk, et du Mounjaro, de son concurrent étasunien Eli Lilly, était librement fixé par les laboratoires, et les patients français devaient débourser autour de 300 euros par mois de leur poche pour ces stylos injectables disponibles sur ordonnance en pharmacie depuis fin 2024.
Selon des sources concordantes, l'Etat et les deux laboratoires pharmaceutiques, qui négociaient depuis plus d'un an sur un prix de remboursement, se sont accordés sur un prix « dans le même couloir » que celui pratiqué en officine, en l'occurrence autour de 300 euros.
« Pour nous, c'est une excellente nouvelle. On s'est battu pour ça, et puis pour les personnes qui en ont le plus besoin », a réagi auprès de l'AFP Anne-Sophie Joly, présidente du Collectif national des associations d'obèses (CNAO), interrogée sur le remboursement imminent des anti-obésité.
« Les patients, les associations de patients, on est super contents, parce qu'une famille défavorisée, évidemment, elle ne va pas mettre plus de 300 euros par mois dans un médicament, alors qu'elle n'arrive pas à tenir les deux bouts », a-t-elle ajouté.
Avec AFP
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