Dr Guillaume Pogu - Fondateur des Soignants investisseurs.
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« Au moins, je ne prends aucun risque. » C’est souvent ce que me disent les confrères quand on parle d’épargne. En médecine, éviter le risque est une qualité ! En finance, ça peut devenir… un effet indésirable.
Entre deux consultations, la discussion dérive avec un collègue installé qui me parle de son organisation « sécurisée ». Livret A, compte courant et même un deuxième livret.
Sur le papier, tout est sous contrôle, ça semble simple, accessible et sans contrainte. Le raisonnement est logique : « Je ne prends pas de risque, donc je ne peux pas perdre. »
« En finance, comme en médecine, l’absence de symptôme ne veut pas dire absence de problème »
Mais en pratique, c’est un biais parce qu’en finance, comme en médecine, l’absence de symptôme ne veut pas dire absence de problème. Il existe des pathologies silencieuses.
Quand vous regardez votre Livret A, votre capital est stable. Il augmente même légèrement mais vous ne mesurez qu’un paramètre, pendant que l’autre évolue en permanence : le coût de la vie.
Année après année, il progresse lentement à bas bruit. Le résultat final est sans appel : votre capital reste stable mais votre pouvoir d’achat diminue. Pas brutal, presque invisible mais cumulatif.
Refuser toute exposition, c’est accepter une perte certaine, lente, progressive… mais réelle. Comme refuser un traitement par peur des effets secondaires tout en laissant évoluer la maladie.
« Un livret, c’est une trousse d’urgence pas un traitement de fond »
Le Livret A n’est pas un problème en soi, comme en thérapeutique, tout est question d’indication. Un livret, c’est une trousse d’urgence pas un traitement de fond.
La vraie question est : « De combien ai-je besoin pour encaisser un imprévu ? » « Et que devient le reste ? »
C'est là que se situe la décision stratégique. Beaucoup de confrères le comprennent, et finissent par franchir le pas. Ils se tournent vers des placements plus dynamiques : assurance-vie, PER, immobilier… La démarche est bonne. Le diagnostic est posé.
Mais comme en médecine, un bon diagnostic ne suffit pas : encore faut-il choisir le bon protocole thérapeutique. Et c'est précisément là qu'un nouvel écueil surgit, encore plus discret que l'inflation, presque invisible sur une fiche de synthèse, jamais signalé spontanément : les frais.
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Des frais peu visibles souvent mal compris qui, sur le papier, peuvent sembler minimes :
1 %, 1,5 %, parfois 2 %.
Rien d’alarmant et pourtant sur 20 à 25 ans, ces “petits” frais peuvent représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Dans certains cas plus de 100 000 € d’écart entre deux stratégies… à performance identique. Sans erreur majeure, sans prise de risque excessive juste à cause du support utilisé. Un effet indésirable silencieux, là encore.
👉 Combien garder en sécurité ?
👉 Comment faire travailler le reste ?
👉 Et surtout, comment éviter ces pertes invisibles ?
C’est exactement ce que je détaille dans la newsletter complète, avec des exemples concrets adaptés aux soignants.
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