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Mis en place en 2024, dans le cadre de la convention médicale signée entre l’Assurance maladie et les syndicats de médecins libéraux, l'Observatoire de l'accès aux soins suit plusieurs indicateurs nationaux et territoriaux : installations de généralistes, accès à un médecin traitant, patientèle suivie, assistants médicaux, Service d’accès aux soins (SAS), ou encore adhésion à l’Optam.
Fin 2025, près de 52 500 médecins généralistes libéraux étaient en activité, hors médecins à expertise particulière. Après un net recul en 2024, le nombre de primo-installations repart à la hausse : 2 810 médecins généralistes se sont installés pour la première fois en libéral en 2025, contre 2 130 l’année précédente, soit une progression de près de 32 %.
L’Assurance maladie y voit un effet du « relèvement significatif au cours de la décennie précédente du nombre de places ouvertes dans les facultés de médecine », mais aussi des mesures destinées à renforcer l’attractivité de la médecine générale, notamment les revalorisations tarifaires et le développement des assistants médicaux.
Cette progression porte les primo-installations à un niveau « plus de deux fois supérieur à celui observé en 2012 », selon l’institution.
Accès au médecin traitant stable
Ce rebond bénéficie aussi aux territoires les plus fragiles. En 2025, 891 généralistes se sont installés dans les zones d’intervention prioritaires, soit près de 300 de plus qu’en 2024 (+45 %).
Sur l’accès au médecin traitant, la situation apparaît stabilisée, malgré la hausse du nombre de patients atteints d’une affection de longue durée (ALD). Ainsi, après avoir atteint 5,6 % fin 2022, la part des patients en ALD sans médecin traitant s’établit à 4,3 % fin 2025, au même niveau qu’en 2024.
Les médecins généralistes restent fortement sollicités, selon cet observatoire. Leur patientèle moyenne en tant que médecin traitant demeure stable, à 1 033 patients par praticien.
La file active moyenne de l’ensemble des médecins libéraux, c’est-à-dire le nombre de patients vus au moins une fois dans l’année, atteint 1 992 patients en 2025, en légère baisse de 0,5 % par rapport à 2024. Elle recule de 2 % chez les généralistes, mais progresse de 0,5 % chez les spécialistes, note l’Assurance maladie.
Assistants médicaux et SAS en progression
Autre indicateur suivi : les assistants médicaux. Fin 2025, 9 304 contrats étaient signés, soit une hausse de 20 % en un an. Lancé en 2019, le dispositif vise à libérer du temps médical en déléguant certaines tâches administratives ou d’organisation.
Le Service d’accès aux soins (SAS) – qui permet l’orientation des patients nécessitant des soins non programmés - poursuit également son déploiement. Fin 2025, 98,5 % de la population française était couverte par un SAS, contre 96,5 % un an plus tôt.
Si ces résultats mettent en évidence des « évolutions attendues et favorables », tous les indicateurs ne sont pas orientés favorablement, nuance l’Assurance maladie.
L’adhésion à l’Optam, dispositif destiné à encadrer les dépassements d’honoraires des médecins de secteur 2, recule nettement. Le nombre d’adhérents s’établit à 15 461 fin 2025, soit 1 832 de moins qu’en 2024. Le taux d’adhésion passe ainsi de 52,7 % à 44,5 %.
Une baisse due, selon l’organisme, à une campagne de renouvellement liée à la nouvelle convention médicale – toujours en cours – et au non-renouvellement de contrats de médecins ne respectant plus les critères d’éligibilité.
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