À peine installé, le nouveau service de radiologie du CHU de Guadeloupe entre en grève pour dénoncer les conditions de prise en charge

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À peine installé dans ses nouveaux locaux de Belle Plaine, aux Abymes, le service de radiologie du CHU de la Guadeloupe fait déjà face à une grève. Les manipulateurs radio, mobilisés depuis lundi 8 juin à l’appel de l’UTS-UGTG, dénoncent à la fois des pannes récurrentes d’équipements et un manque de médecins radiologues pour interpréter les examens.

À peine installé, le nouveau service de radiologie du CHU de Guadeloupe entre en grève pour dénoncer les conditions de prise en charge

© ChatGPT

Une quarantaine d’agents, soit la quasi-totalité du service, ont cessé le travail. Leur mobilisation ne porte pas sur les salaires, mais sur les conditions de prise en charge des patients, déjà confrontés à des délais importants pour obtenir des examens d’imagerie médicale.

D’après le syndicat, le CHU ne dispose pas de radiologues présents en continu. Deux praticiens se partageraient actuellement le poste, l’un à 40 %, l’autre à 60 %, ce qui ne permettrait pas d’assurer une interprétation rapide des IRM, mammographies ou échographies.

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« Les manipulateurs de l’hôpital ne se seraient pas mis en grève si leurs conditions de travail n’étaient pas impactées. Ils demandent aujourd’hui une prise en charge correcte des patients, de la population de la Guadeloupe », a déclaré Brigitte Amacin, secrétaire de section UTS-UGTG au CHUG, citée par Guadeloupe La 1ère.

La responsable syndicale rappelle que les manipulateurs peuvent réaliser les clichés, mais que l’interprétation médicale relève d’un radiologue. « Après la technique, ce qui est important, c’est la lecture, l’interprétation de l’image et la conclusion. C’est le travail d’un médecin radiologue. Mais au sein du seul CHU de la Guadeloupe, nous n’avons pas de médecin radiologue », a-t-elle ajouté.

Des pannes qui aggravent la tension aux urgences

Selon le syndicat, certains patients attendraient plus d’un mois pour recevoir les résultats à transmettre à leur médecin traitant, un délai jugé particulièrement préoccupant en cas de pathologie grave. « Un patient concerné par une suspicion de cancer, par exemple, avec le stress et l’attente, il peut mourir plus vite ».

Les agents dénoncent également des dysfonctionnements matériels, y compris dans le circuit des urgences. D’après l’UTS-UGTG, des pannes d’équipements peuvent retarder la prise en charge de patients nécessitant une radiographie, une échographie ou une IRM après un accident ou une chute.

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« Vous arrivez aux urgences et vous avez besoin d’une radio, d’une échographie, d’une IRM. Et, là, très souvent, le matériel tombe en panne, dans l’hôpital ! C’est la panique ! Ça encombre les urgences et les patients restent à souffrir », a affirmé Brigitte Amacin.

La grève a été suspendue mardi 9 juin après une première réunion avec la direction du CHUG. Le syndicat espère une reprise des négociations vendredi, ou au plus tard lundi prochain. Il dit toutefois douter du calendrier annoncé pour l’emménagement complet des services dans le nouveau CHU, évoqué par les autorités sanitaires pour le dernier trimestre 2026.

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