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Les deux traitements concernés par cette révision du taux de remboursement par l'Assurance maladie protègent contre les infections au virus respiratoire syncytial (VRS) qui cause la bronchiolite, une maladie généralement sans gravité, mais qui peut, parfois, se compliquer et déboucher sur des hospitalisations.
Il s'agit de l'Abrysvo, de l'américain Pfizer, et du Beyfortus, développé par le groupe pharmaceutique français Sanofi aux côtés du laboratoire britannique AstraZeneca.
Abrysvo est un vaccin maternel donné vers la fin de la grossesse pour que l'immunité de la mère soit transmise au bébé et ainsi le protéger de la naissance jusqu’à l’âge de 6 mois.
Beyfortus est un anticorps de synthèse injectable pour prévenir les bronchiolites chez les nourrissons lors de leur première saison épidémique mais aussi chez les petits jusqu'à l'âge de 2 ans qui risquent de développer une forme sévère de la maladie au cours de leur deuxième exposition au VRS.
Efficacité mieux reconnue
Cette revalorisation du taux de remboursement intervient à la suite d'une réévaluation de ces spécialités de la Haute autorité de santé (HAS) en juillet.
L'institution leur a alors octroyé un « service médical rendu important » contre « modéré » jusqu'alors, dans la prévention des nourrissons face aux infections dues au VRS. Elle préconise « une accessibilité des deux médicaments dans les maternités ».
Fin 2024, les principales organisations de pédiatres français avaient estimé que Beyfortus n'était pas suffisamment remboursé alors que de nombreux vaccins pour les enfants le sont à 65 % et celui contre la rougeole l'est intégralement.
Fin 2025, une étude Epi-Phare qui réunit l'agence du médicament (ANSM) et l'Assurance maladie avait conclu que les bébés immunisés avec Beyfortus avaient 25 % de risque en moins d'être hospitalisés à cause du VRS par rapport à Abrysvo.
Avec AFP
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