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Des études nationales avaient déjà conclu que ce traitement avait limité les hospitalisations de bébés, mais celle dévoilée dans The Lancet Child & Adolescent Health donne le panorama le plus solide jusqu'alors de l'état des connaissances.
Le Beyfortus fait partie d'une série de traitements novateurs qui visent à empêcher ou limiter l'infection par le principal virus à l'origine de cette maladie. Le nirsevimab, le nom de la molécule, n'est pas un vaccin même s'il est injectable, mais un traitement préventif empêchant le virus d'infecter l’organisme.
Après des essais cliniques réussis, cet anticorps monoclonal - développé par Sanofi en partenariat avec le britannique AstraZeneca - a été approuvé par plusieurs agences réglementaires en 2023 et mis à disposition ensuite dans certains pays à revenu élevé.
Avec quelques limites tout de même
Selon la méta-analyse parue vendredi, de 27 études menées au cours de la saison 2023-2024 du VRS dans cinq pays (France, Italie, Luxembourg, Espagne, États-Unis), le nirsevimab réduit de 83% en moyenne le risque d'hospitalisation due à une infection par le principal virus de la bronchiolite, de 81% les admissions en soins intensifs et de 75% les cas d'infections des voies respiratoires inférieures chez les enfants de 12 mois et moins.
Cette immunisation a semblé plus efficace pour prévenir l'hospitalisation des nourrissons de plus de 3 mois (81%) que de ceux de 3 mois ou moins (76%), ont observé ses auteurs.
L'efficacité du nirsevimab sur la réduction des hospitalisations liées à la bronchiolite est cependant apparue variable selon les pays, plus élevée aux États-Unis (93%) qu'en Espagne (83%) et en France (76%).
Possible explication, selon les chercheurs : une proportion plus élevée de nourrissons à haut risque d'infection grave ayant reçu ce traitement aux États-Unis, où cette catégorie a été prioritaire pendant la saison 2023-2024 de bronchiolite pour cause d'approvisionnement limité en Beyfortus. Il faudrait des recherches plus poussées pour vérifier cette hypothèse.
Cette méta-analyse comporte des limites, reconnaissent ses auteurs. Les études prises en compte étaient observationnelles, ce qui peut entraîner des biais liés à des problèmes de santé sous-jacents, au statut socio-économique ou à des différences régionales d'accès aux soins.
Avec AFP
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