© Midjourney X What's up Doc
La semaine dernière, deux des trois derniers psychiatres du centre hospitalier ont annoncé leur départ. Dans un service déjà à l’agonie, c’est la douche froide. Samia, infirmière en psychiatrie, confie à BFM : « Ça fait huit ans que je travaille, huit ans que je suis dans la perte. On fait avec des bouts de ficelle, on n'a pas de formations adaptées. »
L’infirmière affirme sortir complétement de ses fonctions pour tenir le rôle du médecin, du psychiatre ou de l’assistante sociale.
Pour les patients aussi, la situation est préoccupante. Pas le temps de les appeler, ni de les voir. « Intenable » selon Jeremy, lui aussi infirmier, qui pointe l’absurdité d’un service de psychiatrie sans psychiatres.
Système D pour la direction
Trois psychiatres exerçant à Angers viendront en renfort trois jours par semaine, bien que les deux centres hospitaliers se situent à plus d’une heure de route. Mais, pour garantir la continuité des soins, pas le choix.
Cela reste insuffisant pour les syndicats. Ce qui se joue, c’est la qualité de prise en charge, mais aussi la vie des patients.
Les professionnels de santé de Laval craignent que les patients se suicident sans un accompagnement efficace.
Les représentants Force Ouvrière ont adressé un courrier à l'ARS et au cabinet du ministre de la Santé pour alerter, et faire bouger les choses.
A voir aussi
Des enfants enfermés et maltraités en pédopsychiatrie : l’hôpital de la Fondation Vallée sous inspection de l’ARS
Incendie de Crans-Montana : quand une bactérie multirésistante complique la prise en charge des grands brûlés
Naturopathie, jeûne, compléments alimentaires... Quand les malades du cancer pensent s'aider pour le pire
Qualité des soins en 2025 : les 10 chiffres que le système hospitalier ne peut plus ignorer
Laits infantiles rappelés : 5 nourrissons sont hospitalisés, annoncent les autorités
Quand les réseaux sociaux poussent à doper sa testostérone, un business qui inquiète les médecins
Point d'étape de l'épidémie de grippe : un rebond jugé peu probable selon Santé publique France