À Mulhouse, manque de soignants et plan blanc

Alerte rouge à Mulhouse. Alors que le groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace fait face à de nombreuses suspensions, le plan blanc a été activé.

Un plan blanc pour éviter que les indicateurs ne virent au rouge. Dans les dix établissements du groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud Alsace, ce dispositif exceptionnel vient d’être déclenché. Une décision prise pour faire face à la suspension de nombreux salariés.

Une semaine après la mise en place de l’obligation vaccinale, ils sont en effet 169 sur  6 000 à ne pas avoir sauté le pas de la vaccination. « Une situation critique » impliquant de nombreux soignants, selon le groupe hospitalier, « marquée par la poursuite de la gestion de la crise sanitaire, le besoin en renforts de ressources humaines, la réduction du nombre de lits liée à un absentéisme conséquent. »

Pour faire face aux suspensions de son personnel déjà touché par un manque « récurrent » d’effectifs, le groupe hospitalier tente donc de s’organiser. « Le déclenchement de ce dispositif exceptionnel a pour objectif d'assurer au mieux la continuité des soins », insiste le groupe hospitalier qui continue d’être aux prises avec la pandémie.

Actuellement, 41 patients atteints du Covid - dont quinze en réanimation - seraient en effet hospitalisés dans leurs structures. Un panel non-négligeable auquel s’ajoute un taux d’incidence important. Actuellement, le Haut-Rhin est le seul département du Grand Est où 100 cas sont recensés pour 100 000 habitants.

Fin de service dans une structure d'accueil d’autistes du Vaucluse

L’alerte gagne aussi la région du Vaucluse. Ce lundi, France Bleu a révélé la fermeture de l’un des services du centre pour personnes autistes de la Tour-d’Aigues. Une situation provoquée, là-encore, par la suspension de soignants non-vaccinés. « Une dizaine d’enfants ne peuvent pas être accueillis », indique à nos confrères France Termes, présidente de l’association gestionnaire La Bourguette, qui souligne jongler également avec les arrêts maladies. « On se dit qu’on va trouver des remplaçants, mais il faut les former », ajoute-t-elle. Des suspensions qui se répercutent donc durement sur les équipes encore en poste, contraintes de cumuler les heures supplémentaires. « C'est un drame pour les familles qui doivent parfois arrêter de travailler. Ces absences créent des situations compliquées », poursuit la Présidente, soulignant au passage qu’un autre établissement de l’association a dû fermer dans le Var.

 

 

Portrait de Julia Neuville

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