La présence du Pr Daraï au congrès Paris Santé Femmes, organisé par le Collège national des gynécologues (CNGOF), avait ravivé le scandale.
Le praticien a finalement "décidé d'annuler sa participation" pour "préserver le plus grand congrès annuel français consacré à la santé des femmes", a fait savoir le CNGOF dans un communiqué.
Depuis plusieurs jours, le Collectif Stop aux violences obstétricales (StopVOG) - à l'origine de la révélation en septembre des plaintes pour viols visant le praticien - dénonçait un "colloque de la honte" et appelait à un rassemblement mercredi à 8h30 devant le parc des expositions de la porte de Versailles.
Démis de ses fonctions de chef de service à l'hôpital Tenon en décembre, après une enquête interne des Hôpitaux de Paris (AP-HP), le Pr Daraï continue toutefois d'exercer dans cet établissement.
« Tout en respectant la présomption d’innocence, il est urgent de garantir la sécurité des patientes »
Une information judiciaire à son encontre, pour "violences par personne chargée d'une mission de service public", a été ouverte en janvier et confiée à un juge d'instruction.
"Conscient de l'émoi suscité" par son intervention, le CNGOF avait souligné lundi que le spécialiste n'avait "pas, à ce jour, été condamné par la justice" et qu'il continuait par ailleurs "à être invité dans les congrès internationaux".
"Il est scandaleux qu'il soit mis en avant", avait rétorqué StopVOG, qui considère que "tout en respectant la présomption d'innocence, il est urgent de garantir la sécurité des patientes".
Avec AFP
A voir aussi
Un médecin lillois mis en examen pour viol et agressions sexuelles sur des patientes
Une femme décède aux urgences d’Aix-Pertuis, après deux heures d'attente dans le camion des pompiers
Le faux infirmier obsédé par les veines des femmes condamné à 5 ans de prison
Reportage : une matinée à la Chambre disciplinaire nationale de l'Ordre des médecins
AP-HP : l'infirmière licenciée parce qu'elle portait un calot a obtenu gain de cause devant la justice
Un médecin doit verser 800 000 euros à son patient, pour ne pas avoir diagnostiqué son AVC