Le jeu vidéo à l'assaut de la médecine

Ce qu'on a retenu du Sim4Health

C’est déjà fini ! La troisième édition du Sim4Health s’est tenue ce matin à côté des Champs-Élysées, dans le très confortable hôtel Élysées Biarritz. Une matinée sous le signe du jeu.
 

Le Sim4Health est l’un des grands rendez-vous français de l'e-santé. Il souffle cette année ses trois bougies et nous a apporté son lot de surprises. Mais s’il fallait retenir une seule chose cette année, c'est que l'apprentissage de la médecine peut se faire autrement qu'en grattant ses notes sous la lumière blafarde d'un amphithéâtre. Entre casques de réalité virtuelle et serious games, l'atmosphère était décidément ludique.

La fac à la traine

Médecins, startuppers et passionnés d'e-santé se sont bousculés ce matin au Sim4Health. Animée par le présentateur high-tech phare de BFM, Anthony Morel, la demi-journée a été riche en échanges. Et les conclusions ont été unanimes : si toute la Gaule est conquise par la simu numérique, il reste malgré tout quelques vieux villages armoricains qui résistent encore et toujours au monde moderne.

Le public auquel s’adresse la simulation 3.0 est jeune, il a grandi avec internet et aurait aimé que sa formation en fasse autant. Pour avancer, il faut user de pédagogie vis-à-vis de l'ancienne génération. Le Dr Jacques Lucas, en charge du numérique à l'Ordre des médecins, en faisait le constat : « l’institution universitaire résiste (…). C’est pourtant dans la formation initiale que résident les médecins de demain ». Il faut donc faire entrer les études de médecine dans le 21e siècle.

De quoi demain sera fait

Pour ce faire, le serious game pourrait être un allié de poids. Apprécié et appréciable, il se fait une place de plus en plus centrale dans la simulation numérique. Sa capacité à créer des cas cliniques uniques en a fait en peu de temps un outil indispensable à la formation. Iprogress chez Allergan, Prospect pour l’uro-oncologie, et l’incontournable Patient Genesys, une plateforme collaborative permettant de créer des cas cliniques presque à l’infini, ne sont qu'une petite partie des nombreux serious games évoqués. 

Reste que pour asseoir le « serious » dans serious game, encore faut-il pouvoir en valider le contenu. Un problème général à l'heure de l'information tous azimuts. « Aujourd’hui, les étudiants arrivent avec du contenu issu d'internet. L’enseignant doit pouvoir apporter un contenu vérifié », note le Pr Staccini, responsable du département d’information et d’informatique médicale au CHU de Nice. La mise en place d'un cahier des charges rigoureux devrait donc devenir monnaie courante pour assurer la qualité des enseignements délivrés.

Pour clôturer l'événement, les casques de réalité virtuelle, notamment chez Microsoft avec HoloLens, et chez Samsung avec le Samsung Gear 360, ont fait le bonheur de tous les médecins geeks présents dans la salle.

Bref une belle journée sous la pluie, mais sous le signe d’une e-santé en plein développement. Et ça, ça fait plaisir. 

 

Source: 

Johana Hallmann

Portrait de La rédaction

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